Philips: fermeture annoncée de l'usine de Dreux, 218 licenciements

Publié le par FSC

L'usine Philips EGP va fermer "prochainement" son usine à Dreux (Eure-et-Loir), entraînant 218 licenciements, a-t-on appris mardi auprès des syndicats qui dénoncent une "casse industrielle" délibérée.

 
Photographe : Alain Jocard AFP/Archives :: Des employées du groupe néerlandais Philips de Dreux, le 11 juin 2008.
photo : Alain Jocard , AFP

Ce nouveau plan social vient pénaliser un bassin d'emplois à cheval entre les départements des Yvelines, de l'Eure et de l'Eure-et-Loire, qui après avoir profité de la proximité avec Paris, est maintenant sinistré par la crise avec des restructurations annoncées notamment par Klarius (automobile) et GlaxoSmithKline (pharmacie).

"Les membres du comité d'entreprise sont convoqués le 8 octobre au siège de Suresnes pour évoquer la mise en place des mesures de fin d'activité industrielle sur le site de Dreux, lors d'un comité central d'entreprise", a annoncé Manuel Georget, délégué CGT. "Le lendemain, un comité d'entreprise extraordinaire est déjà programmé à Dreux", a-t-il ajouté.

Jointe par l'AFP, la direction de Philips EGP à Dreux s'est refusée à tout commentaire "pour le moment". "Nous évoquerons le sujet dans la semaine", a indiqué Richard Woods.

 

L'entreprise spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma avait déjà supprimé 350 emplois en 2005 et 279 l'an passé.

Une autre filiale du groupe, Philips LG, spécialisée dans la fabrication de tubes cathodiques avait fermé ses portes en 2006 à Dreux. 1.300 emplois entre 2004 et 2006 avaient été supprimés.

La CGT a dénoncé une "casse industrielle", estimant que Philips avait "organisé la faillite du site, uniquement au profit des actionnaires".

"Nous demandons aujourd'hui une réindustrialisation du site par le groupe, dont les activités sont diverses", a déclaré M. Georget, citant notamment "le secteur médical" ou encore "l'éclairage".

Chez les premiers salariés mis au courant de la nouvelle, c'était l'abattement. "On savait que ça allait nous tomber dessus prochainement. Seulement vendredi dernier, lors d'une visite de la direction, on nous a félicités pour notre travail et indiqué que nous allions devoir accélérer les cadences", a témoigné une salariée.

Les procédures judiciaires auprès des prud'hommes, entreprises par les salariés touchés par la dernière vague de licenciements l'an passé, ne sont toujours pas achevées.

(AFP)

Par CGT PHILIPS EGP DREUX

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