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« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.
Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! » Henri Krasuki
Créé par des militants CGT et FSU
Le FSC milite pour l'adhésion à la FSM
Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
AFFAIRE RENAULT
DECLARATION DE ROGER SILVAIN,
ex-administrateur CGT de Renault, président du Front Syndical de Classe
Ce qui apparaît de plus en plus au sujet du licenciement des trois cadres de Renault pour espionnage, c’est que cette affaire, qui est une tragédie pour trois hommes, va se retourner contre ceux qui l'ont initiée, c'est-à-dire la direction de l'entreprise.
Ce qui commence à apparaître, c'est que cette tactique pour se séparer de cadres considérés comme gênants (c'est-à-dire de faire accepter son licenciement à un cadre sous prétexte d’espionnage) est en fait une stratégie : un cadre licencié il y a un an sous le même prétexte a parlé et il risque d'y en avoir d'autres.
Et il faut féliciter les trois intéressés actuels d'avoir résisté au chantage et de s'être battu avec courage contre une véritable machine de guerre.
Dans le pays, de nombreuses voix s'élèvent pour demander le départ des plus hauts responsables de l'entreprise. C'est la moindre des demandes car les droits de l'homme, il ne suffit pas d'en parler ! Quelle différence y-a-t-il entre la direction de Renault et le directeur général de France Télécom licencié pour son « management par le stress » suite aux nombreux suicides dans l’entreprise ?
Et si l'enquête révèle ce qui est prévisible, ce ne serait pas de simples licenciements qu'il s’agirait mais d'inculpations avec risque d'emprisonnement.
J'ai personnellement été traîné en justice en 1986, inculpé pendant neuf ans et blanchi avec des militants de Renault-Douai. Aussi est-ce avec surprise que je vois aujourd’hui dans les médias les responsables actuels de la CGT Renault répondre à une question posée sur l’avenir de la direction de Renault qu’ils ne sont pas des coupeurs de tête... Ce n’est plus un fil à la patte, c’est un véritable câble.
Du temps de Roger Linet et de ses successeurs dans l’animation de l'action CGT chez Renault, ce genre de comportement aurait été inimaginable, c'était réservé a la CGC ou à la CFDT.
Il est vrai qu'a l'époque, l'accompagnement n'était pas dans notre trousse à outil.
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