CGT : action à Renault CLEON

Publié le par FSC

Préparons-nous

 à nous faire

entendre !

Jeudi 29 novembre 2012

 

« ACCORD de COMPÉTITIVITÉ » UNE

RÉGRESSION SANS PRÉCÉDENT DE NOS

DROITS ET CONDITIONS DE TRAVAIL QU’IL

FAUT METTRE EN ÉCHEC !

C’est ce jeudi 29 novembre que va se tenir la 3ème réunion de négociation relative à l’Accord de Compétitivité espéré par la Direction de Renault. Une 4ème réunion devrait se tenir le mardi 18 décembre, à la veille de la fermeture de la plupart des usines de fabrication. Un hasard ?

A l’ordre du jour de cette réunion : l’ouverture de la discussion sur le temps de travail.

La question de « la politique » salariale pour les prochaines années, centrée sur la baisse de la rémunération du travail, sera au menu de la réunion de décembre.

Mais dès le 13 novembre, la Direction a annoncé la couleur. Sous prétexte « d’améliorer » les modes de fonctionnement entre usines, elle a annoncé son intention de dégrader un peu plus nos conditions de travail et d’emploi:

-en « mutualisant » les fonctions dites support (qualité, achats, maintenance, organisation logistique, qualité…).  Objectif : faire des « économies d’échelle ».  En clair : préparer les têtes à l’idée qu’il y aura des « doublons » à supprimer, avec à la clef des dizaines de suppressions d’emplois, de mobilités forcées et de salariés « invités » à aller se trouver du travail, en dehors de leur spécialité. Et donc, une violente attaque contre la main d’œuvre de structure (MOS)

-en « fluidifiant » les mouvements de personnel par l’instauration la mobilité obligatoire d’une usine à l’autre, à l’intérieur des 2 pôles régionaux (Ouest d’un côté, et Nord-Est de l’autre) qui regrouperaient les 9 usines de Renault. Et donc, une attaque sans précédent contre la main d’œuvre directe (MOD). Ce qui serait à terme le meilleur moyen de préparer des fermetures d’usine, en pointant celles où la Direction estimera qu’il n’y a plus assez d’activité. 

 

LE PRÉTEXTE DE LA CRISE A BON DOS

Pour Carlos Ghosn, « l’amélioration de la compétitivité de Renault est un sujet de survie pour la France ».

Mais si Renault était si mal en point, que la Direction explique alors : -où elle a trouvé les 3 milliards d’€ pour rembourser en quelques mois les 3 milliards empruntés à l’Etat, au plus fort de la crise automobile en 2008 ? -où elle a déniché les 324 millions d’€ versés cette année aux actionnaires, au titre de

bénéfices de 2011 ? -ce qu’elle a l’intention de faire des 11 milliards d’€ de trésorerie accumulés à fin 2011 ? -comment elle peut justifier que les émoluments de notre PDG aient frôlé les 3 millions d’€ l’an dernier, lui qui ne ménage pas sa peine… quand il s’agit de cogner sur le « coût » du travail des salariés.

 

NON, LES ACCORDS DE COMPÉTITIVITÉ
NE PRÉSERVENT PAS L’EMPLOI !

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