Chez Renault, on espionne !

Publié le par FSC

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Décidément, Renault occupe le terrain des radios, des télés et de la presse écrite en ce début d’année 2011. Pour le Front Syndical de Classe, il aurait été préférable qu’on annonce que ce constructeur automobile français engrange des succès commerciaux en France, en Europe et dans le monde avec de réelles avancées sociales en matière d’emploi, de politique salariale. Malheureusement, c’est tout le contraire.

En effet, Carlos Ghosn annonçait en décembre dans l’Usine nouvelle son ambition de désosser Renault au plan national voire mondial (voir article du FSC du 5.1.2011). C’est pour ces raisons légitimes que  le FSC posait la question de la démission de ce PDG, plus soucieux de faire grossir les portefeuilles des financiers que d’engager une réelle politique industrielle maintenant l’emploi et le savoir-faire Renault.

Nous avions même insisté sur le rôle de l’Etat, premier actionnaire avec 15% du capital, et sur la responsabilité du chef de l’Etat qui doit exiger la démission de C. Ghosn le plus vite possible pour sortir du plan de casse et engager une véritable politique industrielle et sociale chez Renault.    

   

Maintenant, les salariés de Renault ont droit à l’espionnage industriel concernant la voiture électrique, avec 3 cadres qui auraient diffusés des informations. On pourrait en rire, mais la situation est trop grave pour se le permettre.

Soyons sérieux, les personnes en cause ne sont pas trois cadres, mais des dirigeants hauts placés au comité de direction travaillant directement avec Carlos Ghosn et Pelata. Toute la stratégie industrielle est pensée, réfléchie et décidée entre eux. Et ce qui pose justement problème, c’est le projet de la voiture électrique. Aucun constructeur ne se lance concrètement dans l’aventure du tout électrique, sauf Renault.  Tous les autres constructeurs développent l’hybride et misent à long terme sur l’hydrogène. Ne tabler que sur l'électrique, c'est aller au suicide à moins que la disparition de la marque au losange sur son territoire national ne soit programmée, ce que nous ne sommes pas les seuls à penser.

 

On aura compris que Ghosn comme Pelata à la tête de Renault organisent la déstabilisation de l’entreprise. Dans ces conditions, la rumeur en est un excellent moyen parmi tant d’autres.

A Renault, ce n’est pas d’espionnage qu’il s’agit, mais d’un plan de casse industriel et social organisé par les hauts dirigeants et un chef de l’Etat complice. En attendant qu’on nous prouve le contraire, nous demandons le départ de Ghosn et Pelata.

Publié dans Luttes - actualités

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