Partager l'article ! CONTRE REFORME DES RETRAITES : SARKO NO PASSARAN: En matière de retraites le flou n’existe pas les objectifs du pouvoir Sarkozyste, et du MEDE ...
« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.
Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! » Henri Krasuki
Créé par des militants CGT et FSU
Le FSC milite pour l'adhésion à la FSM
Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
En matière de retraites le flou n’existe pas les objectifs du pouvoir Sarkozyste, et du MEDEF sont clairs. En juillet un conseil des ministres prendra des décisions sur le contenu de la contre réforme des retraites. Elles deviendront force de loi en septembre, après leur adoption par l’assemblée nationale ou Sarkozy dispose d’une confortable majorité. En coulisse les mauvais coups se préparent.
Ainsi le conseil d’orientation des retraites ( COR ) créé par le gouvernement JOSPIN composé d’experts, de représentants des caisses de retraites, du gouvernement, du MEDEF, et des syndicats s’est vu soumettre l’hypothèse d’un recul de l’âge ouvrant le droit à la retraite à 65 ans, de l’âge permettant l’ouverture de tous les droits à 70 ans, et l’allongement à 45 ans de la durée de cotisations. Le principe même du système par répartition est menacé. Sarkozy qui veut faire de cette contre réforme « un rendez vous de courage politique » a missionné Eric WOERTH , ministre de sa garde rapprochée pour faire le sale boulot.
En l’état actuel des choses on ne peut pas dire que les centrales syndicales font face, et que la riposte est à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Faire « un 1er mai revendicatif « ne suffit pas. Il est inadmissible de s’en remettre au bon vouloir de SARKOZY, à ses arbitrages, d’attendre la tenue d’un nouveau sommet social qui ne manquera pas de procéder à un diagnostic partagé par les partenaires sociaux, qui au nom du réalisme continuera sur la lancée des coupes sombres de 1993 et 2003. Au PS des voix s’élèvent pour dire qu’il ne faut pas s’opposer au principe d’un allongement de la durée de cotisations. F HOLLANDE déclare qu’il faut » Augmenter la durée des cotisations et revoir tous les 5 ans les règles de calcul des pensions en fonction de l’espérance de vie et la pénibilité des métiers ». Manuel VALLS plaide pour un pacte national avec les partenaires sociaux mais aussi avec la majorité. Rappelons qu’en 2002 au sommet Européen de BARCELONNE CHIRAC et JOSPIN acceptèrent la décision de repousser de 5 ans l’âge de la retraite.
Etablir une barrière infranchissable par le pouvoir et le MEDEF. Remporter une victoire significative en mettant en échec la contre réforme du système des retraites, voilà aujourd’hui l’objectif que devrait se fixer le monde du travail, de la création, et la jeunesse. Il est à portée de main, car la situation est devenue imprévisible. Elle explique la fébrilité qui a gagné les députés UMP, et qui s’est accentuée depuis la défaite des élections régionales. Beaucoup craignent une révolte de la population. Ils ont raison l’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque la misère, les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes, et trop fortes. Se sont eux les responsables de la violence qui s’annoncent. Pour établir une barrière infranchissable, tout ne peut s’analyser et se décider d’en haut. Il est temps de consulter, et de mettre en débat dans le monde du travail et de la création , la préparation d’une grève nationale interprofessionnelle, et intergénérationnelle. L’imagination doit prendre le pouvoir afin de décider, en bas, des revendications, des formes d’action pour défendre les retraites, afin de renouer avec la notion de luttes collectives. Les acteurs des luttes en restant maîtres de leur action, de bout en bout, créeront les conditions de la victoire contre le grand capital et son pouvoir
Guy POUSSY
Syndiqué CGT depuis 1950
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