DU RIFIFI A L'UD CGT DU VAL DE MARNE (suite)

Publié le par FSC

       Frédérique Dupont, protégée de Bernard Thibault, désavouée massivement par le Comité Général des Syndicats CGT du Val de Marne



La secrétaire générale Frédérique Dupont a été le 14 avril massivement désavouée par les syndicats CGT du Val de Marne réunis en Comité Général. Ce désaveu touche directement Bernard Thibault qui contre toute évidence et bien qu'interpelé par de nombreux militants du 94  n'avait cessé de lui apporter son soutien malgré le bilan en totale faillite de cette membre du Bureau Confédéral. Outre la sanction des élections prud'homales, la CGT ayant encore régressé dans le 94 avec une participation de 20% des salariés, les luttes sont dans l'impasse, l'état d'organisation calamiteux avec la perspective en 2009 d'un nouvel affaiblissement du nombre de syndiqués, et une vie
démocratique qui est devenue une véritable caricature : ainsi  à la commission exécutive de juillet consacrée au 49ème Congrès, on comptait 10 présents, 8 excusés et 40 absents. Passant outre l'avis négatif de son syndicat de base des communaux de Champigny et de la Fédération CGT des services publics, Frédérique Dupont a fait voter au mépris du nécessaire quorum de sa direction d'UD sa proposition de candidature pour la commission exécutive confédérale.



Cette situation n'est pas nouvelle, en fait elle n'a cessé de se dégrader depuis le 17 ème Congrès d'avril 2008 et même avant. A plusieurs reprises, les dirigeants de l'UD ont cherché à faire comprendre à Frédérique Dupont le besoin de se ressaisir, d'écouter et de respecter les décisions prises collectivement, elle n'en a eu cure ! Son autoritarisme, ses méthodes, sa flagornerie à l'égard de Bernard Thibault et son opportunisme l'on conduit à se couper et à se désengager progressivement de la vie de l'UD. Aujourd'hui plus personne ne lui fait confiance. C'est ce qu'a montré le Comité Général de l'UD.



Celui-ci a donc décidé de mettre un terme au mandat de toute la coordination de l'UD, c'est à dire son exécutif. C'est dorénavant la Commission exécutive qui assumera par une réunion hebdomadaire la direction collective de l'UD et ce jusqu'à un Congrès extraordinaire prévu pour mars 2010.



Cette décision sans précédent dans la vie de l'UD et sans doute dans celle de la CGT n'est pas sans illustrer l'échec dans l'application des méthodes de direction et donc les orientations que Bernard
Thibault  propose, défend et veut accélérer avec le 49ème Congrès. Elle illustre le malaise grandissant vécu par de nombreux militants et syndicats de base qui constatent non sans inquiétude pour l'avenir de la CGT le fossé qui ne cesse de s'élargir entre une direction coupée des réalités comme des besoins de ses syndiqués et ceux des travailleurs. Une direction qui a complètement déserté le combat de classe pour devenir un partenaire loyal du capital.

Aux critiques qui ne cessent de se multiplier on ne saurait répondre par des sanctions unilatérales voir des procès en justice comme on l'a vu avec l'UL CGT de Douai. Cela suffit, la CGT n'est pas la propriété d'un petit groupe de dirigeants qui en disposent ou comme  l'entendent ceux qui à l'extérieure de la CGT rêvent d'une CGT normalisée.



L'affaire Frédérique Dupont illustre ce que les adhérents de la CGT ne veulent plus. La CGT ne peut être le syndicat des copains et des coquins comme cela avait été le cas  financièrement et en son son temps avec un certain Georges Letelier pourtant aujourd'hui adjoint du trésorier Administrateur de la CGT : Michel Doneddu. 

Le moment est venu de changer, de changer vraiment.

FSC

 

 


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