Edito du courrier des syndicats et sections syndicales CGT du 63

Publié le par FSC

Nous sommes tous des grecs !

Quel affolement ! La simple idée que le gouvernement grec consulte son peuple sur le sort qui va lui être réservé a mis sans dessus dessous les principaux gouvernements capitalistes de la planète. 

Et comme lors du référendum de 2005, il ne manque pas une voix à droite et au patronat pour agiter le spectre « d’une Europe en danger ». Et de s’indigner de voir « un pays qui a été un bénéficiaire net de la construction européenne » se permette un tel affront !

Et pourtant, c’est bien de démocratie dont il est question ! Comment peut-on dénier à un pays le droit de s’exprimer ? Le peuple est majeur et les travailleurs grecs ont surement des choses à dire sur des mois et des mois d’austérité. A force de chômage, de baisse des salaires et des pensions, de suppression des acquis sociaux, libérer la parole devient une exigence incontournable ! 

Devant la misère qui a gagné une large partie des salariés et qui, pour beaucoup d’entre eux, n’arrivent plus à subvenir aux besoins essentiels de la vie courante PAPANDREOU ne pouvait pas faire autrement que de prendre en compte les préoccupations de son peuple.

 

Mais naturellement, Sarkozy en donneur de leçon vient dicter aux grecques la « bonne » question à poser au référendum…. Et il leur dicte même la réponse : Vous ne pouvez que vous soumettre au dictat de la troïka (Commission européenne, FMI et banque centrale européenne) leur dit-il … Ils décideront. !

D’ailleurs, Le Président de la république en France ferait lui aussi bien de s’en inspirer : le 2ème plan d’austérité est prêt. Il doit être annoncé prochainement, a la fin du G20.  Au prétexte de la crise, vont s’ajouter encore de nouveaux sacrifices.

Or, cette crise systémique s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée et une rémunération du travail toujours plus faible. Le résultat c’est la baisse du pouvoir d’achat des salariés et des conditions de travail qui s’aggravent. La crise n’est donc pas la même pour tout le monde ! Ce sont ceux qui créent les richesses qui subissent le plus la dureté de la récession économique

A force de sous estimer la rébellion de tout un peuple contre sa mise sous tutelle par les banques européennes, le retour de manivelle peut s’avérer difficile pour ceux qui nous gouvernent..

Dans ce contexte, ce n’est pas seulement d’indignation dont nous avons besoin mais d’une véritable révolution !

Publié dans Luttes - actualités

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