Elie DOMOTA à Lille… et motion FSU 59/ 62

Publié le par FSC

Elie DOMOTA à Lille…

 Jeudi 14 juin 2012, 112 syndicalistes, élus, responsables d’associations, travailleurs et étudiants, venus de l’agglomération lilloise, mais aussi d’Arras (Pas de Calais) et de Maubeuge ont participé à la réunion organisée par le Comité international contre la répression (Cicr – pour la défense des droits politiques et syndicaux) à l’Espace culture de l’Université Lille-I, en présence d’Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG).

Cette réunion était organisée dans le cadre d’une tournée d’Elie Domota dans l’hexagone (il était à Lyon, le 11 juin, à Nantes le 12, à Paris le 13 et sera à Limoges ce soir), suite à un appel contresigné par plus de 500 syndicalistes, à l’initiative du Cicr, « pour l’arrêt immédiat de la répression antisyndicale en Guadeloupe. Pour la levée de toutes les poursuites judiciaires ».

A la tribune, autour d’Elie Domota, Jean-Philippe Janowszik, syndicaliste dans le Pas de Calais, a salué la délégation de l’UGTG en rappelant que « toute l’histoire du mouvement ouvrier dans le Nord et le Pas de Calais est jalonnée de répression antisyndicale et de lutte contre la répression antisyndicale, de la fusillade de Fourmies (1er mai 1891) à la grève générale de 38 jours des mineurs du Pas de Calais en 1963, contre laquelle le général De Gaulle ordonna la réquisition ».

Egalement à la tribune Me Hélène Rubinstein-Carrera, avocate honoraire, a rappelé ce qu’était la réalité de la répression antisyndicale en Guadeloupe, du procès de 2004 contre le dirigeant de l’UGTG Michel Madassamy – dont elle fut l’avocate –, enlevé en pleine rue par des hommes cagoulés, au procès de trois militants de l’UGTG de 2011. Précisant que cette répression frappe tout autant les syndicalistes que leurs avocats, elle a souligné qu’il s’agissait là d’une remise en cause des acquis démocratiques.

Elie Domota est longuement revenu sur la situation en Guadeloupe depuis la grève générale de 44 jours en 2009, conclue par les « accords Jacques Bino » (du nom du syndicaliste CGT mort dans des circonstances encore non élucidées), accords non respectés par l’Etat et le patronat. Il a fait état dans le détail des poursuites judiciaires, condamnations, amendes et peines de prison fermes ou avec sursis dont sont victimes les syndicalistes. Répondant aux nombreuses questions du public, il a notamment raconté la mobilisation dans l’île de Marie-Galante, la mobilisation en défense des hôpitaux, la mobilisation contre l’épandage aérien, la grève des personnels territoriaux et de nombreuses autres questions.

Elie Domota avait initialement informé les participants des salutations que Martine Aubry, maire de Lille, lui avait fait parvenir, s’excusant de n’avoir pu le rencontrer compte tenu de la campagne électorale.

Une information qui a renforcé les participants dans leur engagement à s’adresser au nouveau gouvernement pour que cessent les poursuites judiciaires et la répression antisyndicale en Guadeloupe : 81 signatures ont été recueillies sur la Lettre ouverte à Christiane Taubira, garde des sceaux, à l’initiative du Cicr, demandant à ce qu’une délégation soit reçue. Les participants se sont séparés avec la ferme conviction qu’il est plus que jamais nécessaire de poursuivre et amplifier cette campagne, en particulier dans le mouvement ouvrier de l’hexagone. La réunion a été couverte par les médias locaux, notamment La Voix du Nord et Radio Campus.

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MOTION DU CFR-59/62 DE LA FSU

 

Vendredi 15/06/12

 

« Cher Camarade Eli Domota,

Chers Camarades de l'UGTG,

 

Notre C.F. Régional, tient à vous témoigner son soutien dans les luttes que vous menez contre les dégradations sociales et économiques en Guadeloupe, que celles-ci soient le fait d'organisations, de compagnies privées ou de pouvoirs publics.

 

Nous dénonçons fermement le non-respect des accords cosignés par l’État et vos collectivités territoriales d'une part, et les partenaires sociaux d'autre part.

 

Nous demandons donc au nouveau gouvernement, et a minima, de les faire respecter par tous les moyens à sa disposition. Nous demandons également à ce que les élus guadeloupéens du Conseil Général et du Conseil Régional, vous apportent toute leur aide et l'ensemble de leurs moyens pour y contribuer à hauteur des enjeux pour votre population.

 

En outre, nous considérons comme totalement inadmissibles les pressions de tout ordre et sanctions juridico-économico-policières dont vos représentants et militants sont accablés !

 

Nous exigeons des pouvoirs en place le respect du droit syndical, du droit de grève et de manifestation ainsi que le bannissement des vocables « terroristes » et « délinquants » à l'encontre des acteurs des luttes sociales. Que ces mots outrageants soient prononcés par des personnalités politiques, juridiques ou médiatiques...

 

 

ADOPTEE A L'UNANIMITE

Publié dans Luttes - actualités

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