Espagne-Pays Basque : Non au pillage des retraites ! Grève générale le 27 janvier.

Publié le par FSC

 

 

(le LAB est membre de la FSM)

 

Non au pillage des retraites !

 

L'offensive du capital contre l'État du Bien-Être n'a pas de limite. Sous prétexte de la crise, les différents États suivent les directives d'une Europe contrôlée par le système bancaire et le pouvoir financier. On diminue les droits du travail et les salaires, on réforme le marché du travail et on réduit les dépenses publiques et sociales... Les réductions les plus importantes des dernières décennies s'appliquent à la majorité de la population au bénéfice d'une élite économique, qui voit ses charges fiscales réduites, qui se voit attribuer d'énormes bonus ou qui est autorisée à frauder.

 

Maintenant, les responsables de cette crise vont également retirer des pensions au système public :

  • Recul de l'âge du départ à la retraite à 67 ans
  • Augmentation du nombre d'années de cotisation pour avoir droit à une pension de retraite. Cela suppose d'ôter davantage de personnes du droit à une pension puisque, dans un marché du travail précaire, avec des journées de travail à temps partiel où la seule chose certaine est qu’il est très facile de se retrouver au chômage, il est pratiquement impossible de cotiser les années nécessaires.
  • Augmentation des années à prendre en compte pour calculer la base régulatrice, actuellement fixée à 15 années. Cela pourrait passer à 20 ou 25 années, voire plus, et réduire, en outre, la pension moyenne jusqu'à 20 %.
  • Réduire le montant de la retraite selon le nombre d'années cotisées. On envisage que pour atteindre 100 %, il faudra cotiser davantage d'années, jusqu'à 38 ou 40.
  • Éliminer l'obligation que les pensions de retraite conservent leur pouvoir d'achat.

 

Ce sont des réductions qui nous affectent tous, sans exception, mais qui laisseront dans une situation vraiment insoutenable les personnes les plus précaires, celles qui travaillent à temps partiel, les secteurs féminisés, les jeunes, etc.

 

La réforme des retraites et sa supposée non-viabilité n'est rien moins qu'un moyen d'en finir avec le système public, pour privatiser le système et pouvoir spéculer. Une stratégie qui est menée dans toute l'Europe, pour sauver à nouveau le système bancaire avec l'argent de nos porte-monnaies. En d'autres termes, un vol, mais un vol légal.

 

Un vol orchestré par le pouvoir économique et mené à bien par le pouvoir politique. Parce qu'au-delà des conflits électoralistes, toutes les institutions, aussi bien de Gasteiz ou d'Iruñea, que de Madrid, sont dirigées par le PSOE-EN, le PNV ou l'UPN. Elles partagent le chemin à suivre et elles partagent une alliance avec le système bancaire et les grandes entreprises pour continuer à enrichir leurs porte-monnaies aux dépens toujours plus importants de la classe ouvrière.

 

Ça suffit. Nous, la majorité syndicale basque, nous répondons à toutes ces attaques. Nous sommes sortis dans la rue, nous avons organisé deux grèves générales et nous allons continuer à nous mobiliser. Parce que le futur de misère qu'ils nous ont préparé, nous ne le voulons pas. Il est nécessaire de construire un nouveau modèle, un modèle qui encourage les mesures que la majorité syndicale a mises sur la table dans le décalogue que nous avions alors proposé en 2009.

 

Un modèle qui garantisse que tout le monde puisse avoir accès à une retraite digne. C'est pourquoi ces mesures, contraires aux mesures actuelles et focalisées sur la répartition de la richesse, sont nécessaires :

  • Créer de l'emploi, mais un emploi de qualité : à salaire plus élevé, cotisation plus importante.
  • Que les jeunes et les femmes puissent intégrer le marché du travail, dans les mêmes conditions et opportunités.
  • Une fiscalité juste et progressive, où ceux qui gagnent plus, cotisent plus et qui ne profite pas aux revenus du capital.
  • La capacité et des moyens pour que la classe ouvrière basque puisse décider de son système de retraites. Un cadre propre de prise de décision.

 

On nous a déjà menacés en déclarant qu'après cette crise, rien ne serait plus pareil. Sous notre impulsion, tout ne sera effectivement plus pareil. Il est nécessaire de lutter pour un vrai changement, pour un autre modèle économique et social dans lequel ce ne soit pas les personnes que l'on utilise pour favoriser l'économie d'une minorité, mais que ce soit l'économie qui soit au service de la société. Nous, la classe ouvrière basque, nous devons nous mobiliser, sortir dans la rue et revendiquer le respect de nos droits.

 

ELA-LAB-STEE/EILAS-EHNE-HIRU

 

Publié dans International

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107ho3wqz9 13/12/2019 10:04

I was thinking about an object and its name ????.