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« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.
Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! » Henri Krasuki
Créé par des militants CGT et FSU
Le FSC milite pour l'adhésion à la FSM
Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
En 2003, devant le Conseil européen, Ernest-Antoine Seillière, président de la confédération patronale européenne Business-Europe, déclarait que l’anglais était « la langue de l’entreprise ». En 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France ratifiait le protocole de Londres, autorisant les entreprises à déposer leurs brevets seulement en anglais. Depuis, « nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout anglais », constatent des associations dans un récent appel à défendre la langue française, « notre bien commun », qui en appelle à la « résistance linguistique » et à « un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues ». [1] A travers la question de la langue, c’est aussi la question des outils de la citoyenneté qui est posée.
C’est pourquoi la fondation Gabriel Péri organise en collaboration avec La faute à Diderot une rencontre au Village du livre, lors de la fête de l’Humanité 2010, samedi 10 septembre à 12 heures 45. D’ores et déjà, ont annoncé leur participation : Philippe Loubière, rédacteur en chef de la revue Lettres, éditée par l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française et Jean-Louis Cuisiniez, syndicaliste. Le débat sera animé par Guy Carassus, membre du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri.
[1] Appel disponible sur le site à la rubrique Société
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