Fédération des Organismes Sociaux CGT : l’UFROS Alerte...

Publié le par FSC

 


La Cour des Comptes vient de désigner ceux qui devraient être mis à contribution pour combler les déficits publics : les retraités !

 

Elle préconise :

 

Suppression de l'abattement de 10% sur le revenu déclaré, ce qui entraînerait de facto une augmentation du nombre de retraités imposables.

 

-Suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants,

 

-Suppression « à terme » des ristournes sur la taxe foncière et taxe d'habitation,

 

-Augmentation de la CSG pour atteindre le niveau de cotisation des salariés actifs,
 

-Suppression des exonérations de cotisations sociales pour les retraités employeurs (ex : emploi d'une aide à domicile),
 

-Soumettre les pensions aux cotisations d'assurance maladie.

 

Si de telles mesures étaient prises, elles viendraient écraser davantage les retraités qui ont déjà subi le gel des tranches de l'impôt sur le revenu, le report au 1er avril de la revalorisation des pensions et qui sont soumis, comme tous les malades, à l'odieuse pression des franchises médicales.

 

ASSEZ D'ATTAQUES CONTRE LES RETRAITES ! 

NON, LES RETRAITES NE SONT PAS DES NANTIS.

 

Avec 50% des retraités qui perçoivent moins de 1315 euros par mois, qui peut oser parler de « privilégiés » ?

 

Faudrait-il que tous les retraités soient dans la misère ou pauvres, pour que leurs conditions de vie soient décrites avec sincérité ?

 

Ces préconisations n'ont qu'un but en réalité : réduire les déficits publics. L'UFROS qui, avec toute la CGT, exige du gouvernement et des parlementaires qu'ils ne ratifient pas le traité de discipline budgétaire européen (TSCG), rejette les mesures préconisées par la Cour des Comptes et en exige l'abandon immédiat.

 

Au moment où la crise conduit à l'appauvrissement croissant de la population et, notamment, des retraités, l'UFROS affirme avec force que la protection sociale collective est un rempart fondamental pour les actifs comme pour les retraités.

 

Elle réaffirme que la Sécurité Sociale doit être financée par les cotisations calculées sur les salaires. Elle rejette, comme la CGT l'a fait depuis 1991, la fiscalisation du financement de la Sécurité Sociale par la CSG. Elle refuse tout transfert des cotisations (patronales et salariales) sur la CSG, toute augmentation de la CSG sur les retraités, les actifs et les chômeurs, tout alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs.

 

L'UFROS s'indigne de la décision de l'Assurance maladie de supprimer le tiers payant aux assurés qui veulent se voir délivrer les médicaments désignés comme « non substituables » par le médecin et ne veulent pas leur remplacement par le générique.

 

Concernant la perte d'autonomie, pour l'UFROS, la seule solution pérenne et efficace est sa prise en charge intégrale dans le cadre de l'Assurance Maladie de la Sécurité Sociale.

 

L'UFROS invite tous les retraités des organismes sociaux à participer en masse à la journée de mobilisation et de manifestations du 11 octobre 2012 :

 

-pour la revalorisation des retraites (augmentation immédiate de 300 euros),


-pour le retour à l'indexation des pensions sur les salaires,

 

-pour le paiement des pensions du régime général le 1° du mois,

 

-pour le paiement de la pension de réversion aux personnes mariées, pacsées, sans condition d'âge, de ressources ou de cumul,

 

-contre l'augmentation de la CSG pour les retraités.

 

Montreuil, le 19 septembre 2012

Publié dans Luttes - actualités

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