Fralib Géménos (13) : tract du FSC

Publié le par FSC

 

logo-FSC.jpgLes Fralibs ont raison !

 

 

Ils ont raison d’abord pour eux-mêmes : 50% de productivité en plus par salarié ; dans une boîte de thé, les salaires ne représentent que 17% du coût ; en 2 ans, les actionnaires d’Unilever ont empoché 1 milliard de dividendes ; ça n’est pas admissible.

Des phrases sur « des conditions de travail et de rémunérations particulièrement appréciables » accompagnées d’intimidations et d’actes de violence contre les salariés, ça n’est pas admissible.


Les Fralibs ont raison pour toute la classe, pour toute la société :

67 milliards de profits en 2009 pour les grands groupes du CAC 40, c'est aussi le prix des 800.000 emplois sacrifiés en France : ils s’engraissent sur notre dos.

"Restructurations", délocalisations, placements spéculatifs, c'est aussi grâce aux subventions, exonérations… ces mêmes fonds publics qui manquent cruellement à l’hôpital, à l’école, à la poste, au logement social (mais pas au budget de guerre qui, avec 35 milliards, est le 3ème du monde).


élections ou pas, leur programme n’a pas changé : toujours plus pour le capital et pour cela : comprimer les salaires, précariser l’emploi, casser les retraites et la protection sociale, déréguler et privatiser les services publics.

Leur méthode n’a pas changé : hier, les patrons expliquaient à nos camarades de CAMI aubagne que "les caisses étaient vides" et que seule la "modération salariale garantirait la "compétitivité" et l'emploi" ; le masque est vite tombé.

Pour continuer à se gaver à nos frais, ils cherchent à nous diviser sur la répartition de quelques miettes, à nous opposer : privé, public, retraités, chômeurs, jeunes, femmes, immigrés.


Mais leurs médias n’arrivent pas à le cacher : une juste colère monte dans le pays : tout récemment, plus de 800.000 manifestants, des mots d’ordre combatifs, des luttes locales ou sectorielles qui démarrent, n’attendant que d’être relayées et fédérées ; ces dernières semaines : Renault, Cat, Ikea, Total, Navale St-Nazaire, SNCF, Phillips, hôpitaux, justice, éducation,...). L’agression ne va pas cesser : elle est pilotée par le grand patronat et son union européenne : Grèce, Espagne, Portugal, Italie … c’est la même politique, le même recul de société au service des mêmes ; c’est leur crise, ils veulent nous la faire payer toujours plus cher et elle ne va pas cesser, car c’est celle de leur système.

Certains feignent de s’indigner sur les "inégalités", le bouclier fiscal, les parachutes dorés…reparlent de « fracture sociale », de « moraliser le capitalisme » mais ce qu’ils cherchent, c’est le sauver de notre colère. D’autres expliquent qu’il faudrait éviter de « durcir le mouvement », mener un bon "dialogue social" pour obtenir des « inflexions » ; l’Union Européenne, par le biais de sa CES, encourage ce syndicalisme d’accompagnement.

Beaucoup essaient de détourner notre attention sur les élections de 2012. Mais c'est toujours par des luttes unies et déterminées à la base que le pire peut être évité et que naissent les avancées, 1945, 1968, 1995… Si l'usine voisine de Nestlé existe encore, c'est bien à une lutte de classe déterminée qu'on le doit. Oui, les fralibs ont raison.

FSC. 

 

Une citation toujours actuelle d’H. Krasucki: « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement »

Front Syndical de Classe, qui sommes-nous ? Nous sommes des militants, essentiellement de la CGT et de la FSU, partisans du tous ensemble en même temps public/privé, et sur le fond du choix de société ; il ne s’agit surtout pas « d’inventer » d’autres organisations dans un paysage syndical déjà dispersé ; il s’agit au contraire de créer des liens interpro entre ceux qui luttent ; il s’agit dans nos propres organisations de résister aux illusions conciliatrices et corporatives. Nous disons : Y en a assez de cette société où les sacrifices du plus grand nombre paient les superprofits d’une poignée de parasites : des ouvriers, des techniciens, des cadres, des ingénieurs, il en faudra toujours, mais des actionnaires, on peut s'en passer.

 

Publié dans Luttes - actualités

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