Fralib :Usine sous protection des syndicats CGT

Publié le par FSC

vendredi 11 mai 2012
par UD CGT 13

INTERVENTION DE THIERRY PETTAVINO - SECRETAIRE DE L’UD CGT 13 LE 11/05/12 A FRALIB

Chers Camarades,

Unilever a décidé de partir de Gémenos, il a décidé de partir en ne laissant aucune chance à notre projet de reprise que nous soutenons depuis près de 600 jours.

En tentant de déménager les machines dans la précipitation, ils font la démonstration une fois de plus de leur arrogance et de leur détermination de nous laisser sans espoir pour nos emplois, pour nos familles, pour notre avenir.

En jouant la politique de la terre brulée, le géant Unilever tente d’éviter toute concurrence pour le futur. Par cette délocalisation, ils veulent partir en délocalisant la production hors de notre pays pour continuer d’avoir le monopole quasi-total de la filière du thé à moindre coût, en Europe.

Nous tenons réellement à saluer ces femmes et ces hommes qui se sont battus becs et ongles contre le monde entier pour sauvegarder leurs emplois. Le monde entier c’est peut dire, avec un gouvernement au service d’Unilever, avec tous ses services d’Etat et tout ce que cela comporte : Préfecture, Ministère du Travail, Gouvernement au plus haut niveau affichaient un soutien à la lutte d’un côté et de l’autre travaillaient pour donner les moyens au tribunal de nous débouter sur le plan social.

« Univoleur » comme le dit la chanson, veut partir, qu’il parte !

Mais il est de son devoir de payer, il ne doit pas nous voler notre marque, notre usine et notre travail.

Un gouvernement digne, qui se disait favorable au produire Français, aurait pu imposer de véritables négociations autour de notre projet qui a été jugé sérieux par l’ensemble des collectivités territoriales.

Il n’est pas normal dans ces conditions que le gouvernement ait pris parti pour Unilever qui est le responsable de cette situation.

Une multinationale pourrait donc déménager l’usine sans problème en balisant pour ne pas être dérangée et on devrait nous, ne pas franchir le périmètre qu’ils ont instauré, voire même comme ils l’ont écrit aux représentants du personnel, laisser monter un mur de « protection » entre le local syndical et l’usine.

Tout ceci en osant prétexter assurer la sécurité des salariés et assurer la sécurité de tous ceux qui viennent au local donc de tous ceux qui soutiennent la lutte.

Mais de qui se moque-t-on ?

Est-ce qu’ils croient que nous allons laisser nous voler notre outil de production indispensable pour notre projet ?

Est-ce qu’ils croient que nous allons faire encore confiance à tous ceux qui ont tenté de nous tuer et qui ont encore, pour quelques jours, tous les pouvoirs politiques ?

Pour toutes ces raisons, nous appelons tous les syndicats CGT du département, à venir physiquement renforcer les tours de garde des camarades, dès ce weekend, de jour comme de nuit, afin de mettre

l’usine sous haute protection des syndicats CGT des Bouches-du-Rhône. Personne, nous disons bien personne, ne nous empêchera d’agir par tous les moyens pour protéger la vie de 182 familles.

Pour finir, nous mettons en garde tout ceux qui seraient tentés de venir provoquer et mettre de l’huile sur le feu ainsi que tous ceux qui participeraient de près ou de loin à des tentatives de démantèlement de l’outil, ceux-là prendraient de lourdes responsabilités dans le climat social actuel.

Aujourd’hui nous le redisons haut et fort, pas un boulon ne sortira de cette usine, elle est notre propriété, elle est notre bien commun à tous.

Merci de votre attention.

Publié dans Luttes - actualités

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