Grève dans les usines Continental

Publié le par FSC

Gréve dans les usines Continental

GREVE. Le bras de fer se durcit entre syndicats et direction des usines françaises de Continental (lire Libe Toulouse du 12/04/2011). La troisième usine de Continental en Midi-Pyrénées s'est jointe mardi à la grève observée sur les deux autres sites de l'équipementier automobile allemand pour obtenir des augmentations de salaires supérieures à celles fixées par la direction, ont indiqué CGT et CFDT.

Une partie du personnel de Boussens (Haute-Garonne) s'est associée à la grève déclenchée la veille à Toulouse et Foix (Ariège), ont indiqué à l’agence France Presse les représentants de la CGT et la CFDT, les syndicats majoritaires.

La grève est suivie par plus de  25% des 1.800 salariés de Toulouse et 50% des 400 de Foix et des 200 de Boussens, ont-ils précisé. De nouvelles assemblées générales mercredi décideront ou non de les reconduire. En attendant c'est le dialogue de sourds.

D’un côté la direction campe sur ses positions ; à savoir une augmentation moyenne des salaires de 2,4% en 2011, avec un "talon" (la hausse minimale garantie aux salariés) de 50 euros, selon la CGT et la CFDT.
Les grévistes réclament pour leur part  5% d'augmentation avec 150 euros de "talon" pour tous, ainsi que l'embauche des intérimaires et des sous-traitants qui le souhaitent.

Travailler plus pour gagner moins. La direction a essayé pendant des mois de réduire le coût du travail et d'obtenir des sacrifices sur les salaires et le temps de travail de la part des employés en échange d'une garantie de maintien de l'emploi sur cinq ans. Elle n'a pas renoncé à ce projet. Mais ce sont cette fois plus spécifiquement les augmentations de salaires pour 2011 qui sont au cœur du conflit.

La direction justifie son intransigeance  en mettant en avant une baisse "inquiétante" de commandes en 2012 et 2013. CGT et CFDT objectent que l'entreprise a fait un résultat positif de 53 millions d'euros en 2010 et peut escompter 61 millions en 2011. Raison pour laquelle elles réclament une juste rémunération du travail des salariés.

"La direction a pris acte de nos revendications sans pour autant bouger d'un iota, indique ce mardi soir à Libétoulouse Sami Hamida, délégué syndical CFDT. Logiguement les salariés devraient poursuivre le mouvement".

 

LibeToulouse

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