Grève générale massive au Portugal, ce 24 novembre !

Publié le par FSC


Grève générale massive au Portugal, ce 24 novembre !
A l'appel de la CGTP et l'UGT

Le Portugal est totalement paralysé aujourd'hui par la grève générale.



Tout un peuple est mobilisé contre la politique de super austérité
décidée par le gouvernement du socialiste Socrates. A l'appel de la
CGTP et de l'UGT, une première depuis 22 ans, les salariés du public
et du privé ont, majoritairement cessé le travail, ce 24 novembre.



"C'est la plus grande grève [qui ait jamais eu lieu], plus importante
que celle de 1988", année de la dernière grève générale unitaire du
pays, a déclaré Joao Proença, secrétaire général de la centrale UGT,
l'une des deux centrales syndicales ayant appelé à la grève. "Dans la
grande majorité des cas, la mobilisation est même plus forte que lors
des grèves sectorielles et ne concerne pas seulement le secteur
public, mais aussi le secteur privé", a souligné M. Proença.



Avions annulés, ports paralysés, métros fermés : la grève générale
contre l'austérité était massivement suivie mercredi 24 novembre au
Portugal, affectant fortement l'ensemble des services publics mais
aussi les grandes entreprises



L'usine Autoeuropa de Volkswagen, qui produit autour de 500 véhicules
par jour, a interrompu sa production. Le syndicat CGTP a annoncé que
l'ensemble des ports du pays étaient fermés. La compagnie aérienne
nationale TAP a annulé quant à elle la majeure partie de ses vols.




Plus des trois quarts des trains ont été annulés et 60 % des autobus,
selon des chiffres fournis par les directions de Comboios de Portugal
et Carris.

A Lisbonne, aucun métro ne circulera de la journée, et le transport
fluvial entre les deux rives du Tage a été interrompu.



Les Portugais refusent de passer sous les fourches caudines de
l'Union européenne et du FMI, qui veulent faire payer à la population
la note de la crise économique.

Or, celle-ci découle de la logique interne du capital : la nécessité
pour lui ,d'une rotation de plus en plus rapide pour engranger des
profits toujours plus élevés. Et pour mener à bien cet objectif, il
faut au grand patronat réduire d'autant la part du PIB dans le
salaires et retraites et effacer tous les acquis sociaux, considérés
comme des obstacles à leur politique.



Face à cela les peuples se rebiffent, comme en Grèce, en Espagne, en
Grande-Bretagne, en Irlande, et aussi en France au sujet des
retraites.



Comme disent les Grecs :"Peuples d'Europe, révoltez-vous !"

Publié dans International

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