INTERVENTION 49è CONGRES CONFEDERAL

Publié le par FSC

 

Christian ESPOSITO, ASD au Centre Hospitalier Lyon Sud, je suis le représentant de la santé publique, privée et de l’action sociale du département du Rhône.

 

En introduction j’aimerais souligner que malgré nos interrogations et nos critiques dans cette intervention, nous restons dans un esprit de construction et pour garder la force de nos anciens je lance cette formidable phrase du congrès d’Amiens (1906) «  ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous divise ».

 

Chacun doit pouvoir s’exprimer sur ses idées et le débat doit être la base et le moteur de notre syndicat avec des échanges vivants mais respectueux des revendications CGT

des revendications des salariés et nous tenons à réaffirmer que nous nous battons pour que la C.G.T n’ait de cesse de se réclamer d’un syndicalisme de lutte de classe et de masse, nous nous battons pour que ce repère revendicatif ne soit jamais effacé. C’est un repère intellectuel, idéologique qui doit encadrer toute notre action et éviter ainsi un glissement vers un syndicalisme de gestion commune et d’accompagnement.

Loin de nous de désigner les « bons » et « les mauvais » militants (de quel droit pourrions nous le faire ?) par contre pour nous la réflexion collective et la force collective doivent sans contexte être basé sur un syndicalisme de classe et de masse, c’est une notion primordiale pour construire les luttes.

 

 

Si nous faisons une brève synthèse sur quelques points des trois dernières années,

L’unité syndicale a parfois été un frein pour certaines actions, la mise en pratique pose souvent problème.

. Il ne faut pas s’aligner sur des idées qui ne sont pas les nôtres au nom de l’unité. Souvent la base ne se retrouve pas dans le discours national. La base n’est pas entendue

 

Nous devons garder une identité CGT forte en France pour que les salariés se positionnent sur des idées claires et non une CGT timide qui se laisse entraîner dans des conflits de reforme de négociations et de discours de salon.

 

Concernant la syndicalisation on gagne des syndiqués chaque année mais on en perd également beaucoup, la proposition de la carte est difficile sur le terrain, quand par exemple on ne sent pas une CGT à la pointe de l’action contre la loi Hôpital. Patient. Santé .Territoire .

Certains discours de nos représentants peuvent avoir une influence néfaste sur la base.

Le phrasé de la CGT a changé. On emploie des mots très à la mode, en oubliant ceux de la lutte.

.Est ce que l’on veut concurrencer nos dirigeants avec des phrases savantes et se la jouer grand seigneur lors de débat télévisé ou de presse écrite alors qu’il faudrait utiliser un discours plus revendicatif sans retenue et plus direct. Il faut retrouver nos propres mots même s’ils paraissent démodés pour certains. Ne pas hésiter à rappeler la signification du sigle CGT.

 

Les grèves sont banalisées par les médias et en marge des manifestations il faudrait reprendre possession des boîtes et remettre en place les piquets de grève avec distribution de tract en direction des usagers. Nous devons être sur le terrain auprès des salariés, pour les informer, les accompagner. Nous passons beaucoup trop de temps avec les instances dirigeantes. Il faut retrouver le terrain.

On attend autre chose de la CGT que la manif de la place X a la place Y je me répète, il faut

de l’action dans les boîtes et les salariés doivent prendre en main leurs revendications et les défendre dans la lutte.

 

 

JEUNES ET RETRAITES

Il faut accueillir les jeunes au sein de la CG T, leurs laissé prendre place a nos coté sans retenue aucune.

Un travail en commun doit prendre vie avec des discussions des débats qui font parti à part entière de la CGT.

Il faut discuter avec les retraités et les futures retraités leurs faire des propositions, le syndicat de base ne peut laisser les retraités sans perspective il doit être force de propositions.

Inter catégories et inter générations pour que vive et avance encore plus fort notre syndicat sans laisser personne au bord de la route.

 

 

CRISE ET PATRONAT

La crise a un impact très fort. Les salariés ont pris conscience du capitalisme et de ses résultats dans la vie quotidienne des Français.. On n’a pas su saisir cette opportunité. Nous n’avons pas su faire passer nos revendications en raison parfois d’un langage syndical inadéquate ou pas assez en phase avec les salariés de la base. Il faut par exemple que dans le document d’orientation soit marqué l’interdiction de tous les licenciements.

Comment pourrait –on faire croire que des plans de reprise d’entreprises, les liens tissés avec le patronat au travers de commissions diverses, de déclarations communes peuvent sauver l’emploi ? c’est comme si nous faisions croire qu’il peut y avoir de bons et de mauvais capitalistes.

La nocivité des contacts au travers de commissions diverses, les relations qui se tissent et les négociations bidons avec le medef comme avec le gouvernement n’est plus à démontrer.

La CGT notre confédération doit mettre fin d’urgence à un certain nombre de ces contacts qui ne servent qu’à cautionner l’action contre les travailleurs, qu’à faire croire à une forme de démocratie dite participative.

 

 

 

LA LOI H.P.S.T

La santé a toute sa place dans l’interpro. Il faut absolument faire le lien entre la sécurité sociale et l’hôpital et trouver les mots d’ordre pour lutter contre la privatisation du secteur hospitalier et social. Il faut dénoncer une prévoyance privée et financière par les banques. L’administration de la sécurité sociale et la santé nous appartient. Il faut que le discours de la santé s’intègre dans les luttes interpro. Il faut dénoncer un capitalisme qui fait des dégâts désastreux dans la prise en charge de la santé de la population et défendre énergiquement une santé qui doit rester publique.

 

La loi HPST est la destruction de l’hôpital public, privé non lucratif et de l’action sociale, des services sont fermés, les personnels fatigués en danger, les patients sont en danger, nous sommes en danger. Qui pourra se faire soigner demain. Ceux qui pourrons payer une bonne mutuelle. 10% de la population n’a pas de mutuelle actuellement. En finalité, c’est la mort de la sécurité sociale, c’est la mort de l’hôpital public, c’est la fin de la solidarité et c’est le retour des grands seigneurs. Les riches contre les pauvres.

 

Il est évident qu’il y a un manque de lien entre les fédérations pourquoi la loi H.P.S.T n ‘a pas été combattu par tous les travailleurs et les citoyens de ce pays. Les salariés de la santé n’ont pas compris que le combat qui était mené n’était mené que par les personnels concernés par cette loi !

L’interpro a le devoir de créer ce lien entre les salariés, entre les revendications, il faut une convergence des luttes, ce lien manque cruellement pour le développement d’actions.

 

Tous les jours, dans les médias, on voit que les luttes se développent dans tous le secteurs. Il faut s’associer à ces luttes, le faire savoir, les défendre. Les luttes font partie de notre histoire syndicale. Quand on regarde les manifestations en France, les trois quarts sont représentées par la CGT, c’est notre force. Notre syndicat est vivant, c’est une force extraordinaire à exploiter.

 

Certains combats ont pu démoraliser pas mal de salariés. Il faut reposer la question de la lutte avec les salariés et l’engager sur la durée. La population est prête à nous suivre si le combat que l’on mène leur parle et que l’on soit cohérent dans nos objectifs.

 

Les actions sont toujours le commencement de quelque chose mais par nos luttes récentes, on n’a pas su leur donner une suite. Les salariés, la population, les militants l’ont vécu comme des échecs (retraite, loi sur l’hôpital, sur le pouvoir d’achat…) . Dans les établissements nous avons un rôle de plus en plus grand dans le cadre du social, de l’individuel.

 

Il faut repartir de notre base historique. Faire connaître notre histoire. La lutte passe par une confrontation inévitable entre les dirigeants et les salariés, c’est la réalité.

Les stratégies actuelles sont pénalisantes pour les salariés.

Il faut toujours aller vers la conquête sociale.

Nous ne sommes pas un syndicalisme d’adhérents, mais un syndicalisme basé sur les syndicats indépendants qui se regroupent au sein de la CGT. On doit se poser la question de savoir comment on peut travailler entre fédérations au lieu de penser à les réduire.

 

. Le rapport de force a changé que ce soit au niveau national, au niveau mondial. Le MEDEF est toujours en train de revendiquer pour une baisse du coût du travail. Il faut inverser la tendance autrement on va se retrouver comme au 19e siècle comme au temps des patrons tout puissant.

La crise n’a pas conduit à l’explosion du chômage. C’est le capitalisme qui est responsable et non la crise. Les crises ont toujours eu naissance dans le capitalisme.

Quand on parle de dignité humaine, on ne peut qu’être d’accord mais aussi il y a la survie humaine. Retour à un certain esclavage voulu par le patronat. La démocratie n’existe pas en France. On le voit tous les jours dès qu’un conflit déplaît et sort des clous.

Les valeurs de la société ne sont pas les mêmes pour nous que pour eux.

Quand on dit qu’on est la solution, laquelle, il faut préciser.

On ne se retrouve pas dans le document d’orientation, dans les modes d’actions, on ne peut pas se glorifier de la mobilisation. On n’a pas gagné sur des luttes.

On n’est pas dans l’anticipation. Le rapport de force n’existe pas.

Il faut refuser de s’adapter à la société actuelle mais en revendiquer une nouvelle. Les luttes ont toujours existé et doivent perdurer. Il ne faut pas accepter le dialogue social repris par le gouvernement ; il faut imposer nos revendications. Il faut assumer notre responsabilité politique.

 

Il y a un an on nous parlait de la crise et de ses effets, un an après on parle des bénéfices énormes des banques. C’est leur crise mais malheureusement c’est nous qui la payons. Ils ont instrumentalisé cette crise pour se restructurer, et être plus rentable aux dépens des salariés et des conditions de travail.

 

Et je finirais sur ses mots très simple de notre histoire, Camarades, pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient

 

Délégué au 49 ème

congrès confédéral C.G.T

représentant la santé et l’action sociale du Rhône

C..ESPOSITO

Aide soignant au centre hospitalier Lyon-Sud

Publié dans CGT

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article