Intervention FSC lors du meeting de Marseille du comité anti-TSCG

Publié le par FSC

 

 

MARSEILLE LE 21 SEPTEMBRE INTERVENTION FSC

 

Présentation du FSC,

En cette rentrée, le FSC constate que toutes les forces réformistes s'apprêtent aux compromis au nom de la gravité de la situation (stratégie du choc de la part des classes dominantes). Actuellement seule la bourse y retrouve ses intérêts !

Malgré ses nombreuses promesses, le Président de la République fait volteface, accompagné dans sa tâche par ses humbles valets du gouvernement. (Le révolutionnaire A. Montebourg en particulier !!!) Comme nous l’avions écrit en Mai: « ne nous faisons aucune illusions sur l’avenir, seule la lutte comptera ! »

L’Urgence du moment auquel le peuple de France et autres pays vont être confrontés est: le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance signé par Sarkozy et Merkel, auquel Hollande a fait rajouter le volet dit de croissance, pour se donner bonne figure, ce qui ne change en rien la DANGEROSITE de l’ensemble de ce traité. Cette croissance ne sera pas celle de l’augmentation du PA, des salaires, des pensions… mais de la productivité, du chômage et de l’austérité, qui elle ne date pas d’aujourd’hui, car voila 20 ans que nous trainons ce fardeau de l’austérité depuis Maastricht et gravement amplifiée depuis 2002 avec l’arrivée de l’€ !

Pour ce qui est du monde syndical. Pour l’instant, ce n’est pas la révolution, la CES (confédération européenne des syndicats) n’a pas donnée de directives et pour cause, venant de se féliciter, le 12/09, du retrait du règlement MONTI 2 avec toutes ses limites qui existent...La secrétaire générale écrit : le CES demande dès lors à la commission de présenter une proposition de protocole de PROGRES SOCIAL à joindre AUX TRAITES EUROPEEN !!! JUGEZ. Comme il est dit : Qui paye les musiciens choisi la partition!!

Pour ces raisons, il nous conviendra donc, toutes les forces de classe, de bien prévenir les salariés, les chômeurs, la jeunesse et les retraités sur ces enjeux du TSCG et sa règle d’or, véritable Chappe de plomb pour les peuples, car nul ne sera épargné. Des pressions idéologiques vont se développer (elles ont bien commencé) à l’intérieur des entreprises et établissements comme à l’extérieur.

Il fut un temps quand il existait une grande force syndicale de classe, ELLE rendait coup pour coup et, par exemple, n'hésitaient pas à mener campagne ouverte contre l'UE née du Traité de Rome en 1957.

 

A l'époque, les discours et les articles sur l'Europe de Benoit Frachon, secrétaire général de la CGT et dirigeant du Parti Communiste ne parlaient pas d'Europe sociale et n'escamotaient pas les enjeux pour les travailleurs et retraités !

Quant à la direction de la CFDT, (pas née à l’époque), cette fois elle revendique publiquement et fortement son orientation réformiste. Chéréque (ponce Pilat départ en novembre) déclaré dernièrement : « Vouloir accélérer les réformes » et souhaiterait une baisse du coût du travail. Ce qui vient heurter de plein fouet la stratégie du «syndicalisme rassemblé" de la direction confédérale de la CGT.

La FSU demande de donner la parole au peuple par voie référendaire sur le TSCG pour permettre le débat et l’information !! J’y reviendrais.

En fait, le TSCG et un instrument du combat de classe permanent. Cette lutte de classe planifiée, elle est menée activement est reconnue voire revendiquée par ses promoteurs et ses profiteurs. Ainsi Warren Buffett, (3ème fortune du monde juste devant... Arnault) déclarait-il en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».

Il faut donc mener un combat sans merci contre cette Europe de Maastricht et autres traités liquidateurs de la souveraineté nationale dont sa monnaie, l’euro, est l’élément central. Oui mesdames et messieurs et camarades, Nous sommes dans une phase d’occupation monétaire !!!! Pour preuve, Bernard Arnault, première fortune de France et 4ème du monde, annonce qu'il veut aller rejoindre ses pairs en Belgique, à commencer par son vieil ami, le baron et grand capitaliste Albert Frère. Il montre à tous qu'il n'a qu'une patrie, celle du fric et de son intérêt de classe, comme les émigrés de 1792, comme le patronat français durant la seconde guerre mondiale se rangeant de manière « décomplexée » derrière Hitler.

Ne cherchons pas très loin : si le grand patronat a toujours crié « plutôt Hitler que le Front Populaire » en faisant le choix de la défaite, s'il était absent du Conseil National de la Résistance, c'est qu'entre 40 et 44, les profits, c'était Hitler.

C'est ce même capital, vaincus et vainqueurs réunifiés par les exigences de l'accumulation et de la lutte contre le mouvement ouvrier, qui a conçu la construction européenne,

Il s'agissait de briser la résistance ouvrière et de construire un espace de valorisation du capital supranational. Privant les peuples de leur souveraineté, tels le TSCG et le MES qui visent à placer les budgets et les parlements nationaux sous la tutelle directe du capital financier européen !!!

L’addition risque d’être très lourde : 87 milliards à débourser pour 2013 d’après l’INSEE, 2 milliards d’amende si le déficit est sup à 0,50% du PIB et 50 milliards à verser au titre des intérêts aux banques voila ce qui se dessine à l’horizon.

 

 

Notre vote ne servira plus à rien, les députés et autres élus ne seront plus que des carpettes de la finance européenne !

Le vieux rêve de la droite la plus réactionnaire sera alors réalisé : l'effacement non seulement de 1945 mais aussi de 1789 !

« Oui, l'Union européenne est une entente, une association des grands capitalistes en vue d’essayer de surmonter leurs contradictions et de renforcer leur puissance sur le dos des masses exploitées. » (B. Frachon, 1962). C'est à ce titre que le mouvement syndical doit combattre cette UE, mener la lutte et la contestation du système et des choix patronaux et gouvernementaux.

Pour finir, appeler le peuple à revendiquer un simple référendum ou une autre orientation de l’Europe ne fait que diversion face un tel problème de fond programmé sur plusieurs générations.

"Le mirage de l'Europe sociale"

Depuis sa construction, voila plus de 50 ans que l’Union Européenne est antisociale et anti-démocratique.

La trahison du NON au Traité de 2005 en 2008, par la droite et par le parti socialiste n’est pas un accident.

L’illusion d’une réorientation possible de l’Union européenne est mortelle parce qu’elle désarme les travailleurs et les peuples dans leur lutte pour leurs droits et pour récupérer précisément cette souveraineté

Pour le FSC, engagé dans différents comités nous mettrons tout en œuvre pour mobiliser et réussir, en un premier temps, la manifestation nationale du 30 septembre à Paris contre la ratification du TSCG et de créer partout des comités de résistance.

Car il n'y a aucune illusion à se faire sur les choix du pouvoir socialiste pris entre l'attente de ceux qui l'ont porté au pouvoir et ses alliances avec la classe dirigeante et ses choix européens.

 

 

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