L'UL CGT d'Alès répond à la Fédération CGT du Commerce et des services

Publié le par FSC

Adresse aux organisations de la CGT,

en réponse au courrier de la fédération du commerce du 19 janvier 2012

 

Chers camarades,

 

Le secrétariat de la fédération du commerce (CAI), qui a refusé de recevoir une délégation de manifestants jeudi 12 janvier, vous a adressé une lettre « d’explications » à laquelle il convient de répondre.

 

Loin de ses déclarations d’intentions initiales (« sans vouloir alimenter la polémique ») ce courrier, au contraire, mêle le mensonge, l’agressivité et la stigmatisation de certains de nos camarades.

 

S’il fallait le résumer, il suffirait de dire que 250 manifestants se sont rendus de toute la France à Montreuil sur la foi de mensonges. Nous accuser de mentir et polémiquer, c’est très commode : cela entretient le doute et évite de répondre sur le fond.

 

Alors, une fois pour toutes, nous joignons à cet envoi les preuves matérielles de ce que nous avançons : inutile de s’envoyer des épithètes désagréables à la figure, les faits sont là et, comme à leur habitude, ils sont têtus...

 

La fédération a bien demandé à Olivier Bireaud de venir travailler à Montreuil et lui ordonne de suivre... 80 branches professionnelles, elle refuse d’appliquer le contrat qu’elle a elle-même imposé à Yücel Basarslan, elle a causé le licenciement économique d’un camarade de l’US de Paris et refusé de le reclasser.

 

Elle coupe les subventions parisiennes pour « redéployer équitablement ses moyens ». Ces moyens sont aujourd’hui considérables et ne justifient pas d’effectuer des coupes sombres, qui mettent l’US de Paris en danger de mort, sans expliquer en quoi ces nouveaux choix sont « plus équitables ».

 

C’est la fédération qui a décidé d’embaucher Olivier Bireaud avant même qu’il ne soit membre de la CEF. C’est elle qui a voulu imposer un contrat à Yücel Basarslan. Toutes les embauches effectuées par l’US de Paris, depuis que cette organisation existe, l’ont été avec un accord fédéral pour le financement.

 

Alors, bien sûr, la « politique des cadres » dans le commerce et les services, ce n’est pas simple: l’immense majorité de nos camarades ne disposent pas de droits syndicaux. Les détachements sont très rares. Plus rares encore sont ceux financés par les entreprises. Faut-il, alors, réserver les responsabilités fédérales aux seuls camarades issus d’entreprises qui disposent de droits ? Ou plutôt privilégier, comme le prévoient les résolutions du congrès fédéral de 2008, les camarades dont le parcours militant en entreprise justifie une prise de responsabilité ?

 

La fédération nous sort du chapeau une soudaine volonté de « déprofessionnaliser » le syndicalisme ! Cette nouvelle résolution, qui accompagne la nouvelle année, ne manque pas de nous surprendre, alors que le CAI est composé de nombreux camarades qui empilent les mandats et sont, pour certains, permanents depuis plus de 20 ans !

 

Très naturellement et à chaque congrès, des camarades quittent leur responsabilité fédérale. Jamais, dans l’histoire de la fédération, ils n’avaient été traités avec une telle brutalité. Le courrier fédéral présente ces actes sous le couvert de « décisions démocratiques ». Mais, si nous ne sommes pas certains que le gazage et la tricherie soient des méthodes démocratiques, nous sommes sûrs, en revanche, que la démocratie, ce n’est pas la dictature de la majorité.

 

Dire cela, ce n’est pas affaiblir la CGT, bien au contraire. Les pratiques de la fédération du commerce effraient les jeunes et écoeurent les vieux militants. C’est cela qui nous met en danger. Nous vous invitons donc à intervenir afin que notre fédération revienne à la raison et nous entende, car le commerce, c’est l’affaire de tous !

 

L’expression du refus des pratiques fédérales est légitime et profonde : elle doit continuer de s’exprimer et être entendue. Et elle mérite une autre réponse qu’un tract polémique.

 

Contrat signé le 30 novembre 2006 entre l’UD du Haut-Rhin, la Fédération et Yücel Basarslan (extraits) :

 

 IV-Sur les conditions de rupture de la présente convention : La présente convention cessera de produire tout effet entre les parties en cas de rupture (...) du contrat passé entre la Société Transgourmet et la Fédération du commerce (...) -soit, conformément à sa volonté, Monsieur Yücel Basarslan réintégrera la Société ALDIS-Alsace EWOCO (...) -soit, sur sa demande, Monsieur Yücel Basarslan poursuivra son contrat de travail avec la Fédération CGT du commerce (...)

 

Lettre recommandée A.R. N°1A 038 910 2903 7 adressée le 21 juillet 2011 à Olivier Bireaud par Michèle Chay (extraits) :

 

 « C’est la raison pour laquelle nous entendons par la présente t’informer de la décision prise de te voir dorénavant exercer pleinement ton activité professionnelle au sein de notre Fédération, compte tenu des nécessités de l’activité fédérale. C’est donc en application des besoins et des nécessités de la Fédération qu’il conviendra que tu sois dorénavant présent dans les locaux de la Fédération pour exercer tes fonctions (...). En conséquence, tu voudras te présenter à la Fédération (...) les 28 et 29 juillet, du 1er au 10 août et à partir du 7 septembre 2011. Il conviendra dès à présent que tu prennes tes dispositions pour être présent au sein des locaux de la Fédération aux jours et horaires habituels de ton contrat de travail (à savoir du lundi au vendredi) pour y tenir tes fonctions et y exercer te activités (...).

 

Lettre recommandée AR N°1A 038 910 2905 1 adressée le 21 juillet 2011 à l’Union syndicale de Paris par Michèle Chay (extrait) :

 

« Je fais suite, par la présente, à ton courrier (...) par lequel tu m’as informé de la nécessité dans laquelle se trouvait l’Union syndicale d’envisager le licenciement pour motif économique de notre camarade Philippe Perrin. Malheureusement, je ne suis pas en mesure au nom de la Fédération Commerce Distribution Services de proposer à ce camarade le moindre poste (...)

 

Source http://cgt.ales.over-blog.com/

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