La CGT de Presstalis dénonce une situation inquiétante

Publié le par FSC

Le FSC PACA s'insurge contre cette pratique et cet accompagnement sournois du gouvernement dans la poursuite de la destruction de nos emplois aux fins de répondre a la crise du capital.

 

de : CGT de Presstalis  

"L’UD CGT 13, les UL CGT de Vitrolles et Marseille Quartier Nord, les Sections ARM de Vitrolles et SAD de Marseille et le Syndicat FILPAC CGT de Vitrolles se sont réunis pour faire le point sur la situation préoccupante que connait le système de distribution de la presse écrite et sur celle des salariés de PRESSTALIS (ex NMPP). L’ensemble des organisations, tiennent à exprimer leur plus vive inquiétude suite à l’accord tripartite conclu le 5 octobre entre PRESSTALIS, les éditeurs et l’Etat, puis validé par le Tribunal de Commerce de Paris ce même jour.

Cet accord tripartite valide une restructuration drastique de la messagerie historique avec la suppression de plus de 1200 emplois sur 2500 que compte le groupe. La charge de travail actuelle serait en grande partie externalisée vers des sociétés où règnent la précarité et les mauvaises conditions de travail.

Cette catastrophe sociale sera doublée d’une catastrophe démocratique. La rentabilité économique ne peut pas être la règle d’or de la presse ! En effet le projet de la direction de PRESSTALIS met en danger les fondements même de la loi BICHET (qui garantit depuis 1947, la liberté et l’équité de la distribution des quotidiens et des magazines, ainsi que la solidarité entre les éditeurs). Les titres à faibles ressources financières (ventes ou publicitaires) sont directement menacés de disparition. Déjà les points de ventes jugés trop couteux ou pas assez rentables ne sont plus approvisionnés.

Jusqu’à présent, le système de distribution en vigueur, permet à chaque citoyen d’avoir accès tous les jours de l’année sur l’ensemble du territoire, à l’information écrite de son choix !

Le nouveau gouvernement en place depuis un peu plus de 5 mois déjà, ne peut pas soutenir ce charcutage social et démocratique déjà connu et encourager par le gouvernement Sarkozy.

C’est dans un esprit mobilisé et révolté que l’ensemble des organisations :

1/ Exigent la tenue d’une table ronde avec la Direction de PRESSTALIS, les pouvoirs publics, les éditeurs et la CGT, afin que s’ouvrent de véritables négociations qui abordent la refondation industrielle du secteur de la distribution sur les bases du pluralisme et de l’équité comme le prévoyait la loi BICHET, afin de rendre pérenne l’avenir de la distribution et d’aller sur l’idée même de la création d’un véritable service public, pluraliste et démocratique de la distribution de la presse écrite ! Il est temps de mettre fin à une concurrence organisée par les éditeurs entre les MLP (Messagerie Lyonnaise de Presse) et Presstalis, dont les seuls buts sont la destruction du système coopératif issu de la Libération et la casse des statuts des salariés.

2/ Refusent l’idée même du sacrifice de 1200 emplois, sur les 2500 que compte PRESSTALIS, dont environ 60 dans notre département. En conséquence, elles demandent le retrait du plan de restructuration.

Enfin, l’ensemble des participants tient à mettre en garde la Direction de PRESSTALIS, les pouvoirs publics et l’ensemble des éditeurs sur les risques palpables et grandissants d’un embrasement du conflit à l’ensemble de la profession !

Pour nous la Presse écrite n’est pas une marchandise ! Elle est un bien culturel, social et politique qui participe à la démocratie de notre pays !

La situation de l’emploi dans notre pays exige des actes forts qui imposent de sortir des logiques financières du patronat. C’est aussi cela le changement !"

Publié dans Luttes - actualités

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