La FSM dénonce l’intervention impérialiste au Mali

Publié le par FSC

Site de la Fédération Syndicale Mondiale

18 janvier 2013

mali.jpegLa Fédération Syndicale Mondiale dénonce vigoureusement l’intervention militaire du gouvernement Français «socialiste» de François Hollande au Mali avec l’appui d’autres forces impérialistes, sous le prétexte de l’intensification des conflits entre l’armée malienne et les organisations militantes qui apparaissent se battre pour l’indépendance du nord du Mali à Azawad.

L’intervention militaire a été présentée comme réponse à la demande du Président Malien, Dioncounda Traoré, le Président qui a été nommé à son poste après le Coup d’Etat Militaire du mois de Mars dernier.

Cette opération militaire, menée par les Français dans leur ancienne colonie, a été jointe par la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Union Européenne ainsi que les USA, le Canada et la CEDEAO. Ils ont déjà tous envoyé des troupes et des forces aériennes au Mali et ont fourni leur soutien selon la Résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies du mois du Décembre.

Après le génocide au Rwanda et la démolition de la Libye, la France continue à s’en servir des bases militaires qu’elle entretient en Afrique afin de renforcer son rôle dans la concurrence inter-impérialiste et pour servir les intérêts de ses groupes monopolistes qui pillent les ressources de production des richesses (or, uranium, etc.)

Ce conflit, orchestré entre tous les belligérants, est un autre spectacle sanglant sur le continent africain blessé, où les Africains paient un lourd tribut. Il vise la protection des intérêts français dans les mines d’uranium trouvés dans les régions touarègues de la région ouest-africaine, les concurrences inter-impérialiste pour le contrôle des ressources productrices de richesses du Mali et la mise en place des gouvernements marionnettes dans les pays africains qui desservent les principales forces impérialistes.

La Fédération Syndicale Mondiale, en solidarité avec les travailleurs, les pauvres du Mali et les pays ouest-africains, dénoncent fortement l’agressivité intensive des forces impérialistes dans la région qui sont en outre en train de détériorer les conditions de vie déjà difficiles de la population dans la région et visent le maintien et l’amélioration du pillage des ressources productrices de richesses qui appartiennent et qui doivent être utilisées pour satisfaire les besoins de la population.

Enfin, nous appelons les fédérations syndicales, d’abord et avant tout, des pays belligérants à dénoncer et agir contre la participation de leurs gouvernements à cette guerre. La position de chaque syndicat sur la question des guerres impérialistes est cruciale et redresse le critère de chaque type d’organisation syndicale. Les travailleurs des pays impérialistes doivent exprimer leur solidarité internationale avec leurs frères des autres pays.

LE SECRÉTARIAT

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