la Tribune du Snadgi-CGT 92 - Retraites : de quoi peut-on débattre avec Sarkozy ?

Publié le par FSC


N.Sarkozy l’a confirmé le 15 février, un grand débat va être organisé sur les retraites, « tout sera mis sur la table » et en septembre, une loi sera présentée pour :

- reculer l’âge légal de départ en retraite ;

- allonger la durée de cotisation ;

- « aligner le public sur le privé » notamment en mettant en cause le calcul sur « les six derniers mois ».

 

N. Sarkozy prétend agir pour « sauver les retraites », peut-on le croire ?

Les précédentes réformes Balladur et Fillon ont déjà entraîné une baisse générale du niveau des retraites et un recul de l’âge de départ du fait de l’allongement de la durée de cotisation.

Avec un nouvel allongement de la durée de cotisation, qui pourra encore bénéficier d’une retraite à taux plein ?

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), la mise en cause du calcul de la retraite des fonctionnaires sur le dernier traitement (les six derniers mois) pourrait aboutir à une baisse de 30% des pensions !

Qu’y a-t-il à discuter avec Sarkozy et son gouvernement ?

 

En réalité, Sarkozy, répondant aux exigences des capitalistes, veut d’une part réduire le « coût du travail » en faisant baisser le salaire différé (retraites, assurance-maladie, etc.) et d’autre part, créer une situation où il ne sera pas possible d’avoir une retraite décente par le système par répartition afin d’ouvrir le marché aux fonds de pensions.

 

Sarkozy et le gouvernement agissent au compte du Medef, des marchés financiers, des fonds de pension, il n’y a rien à discuter avec eux.

 

Nous le réaffirmons : aucun nouveau recul social, aucune remise en cause des droits n’est acceptable. Ne touchez pas à nos retraites !


 

 

20 ans d’attaques contre les retraites :

 

 

- 1991 le « Livre Blanc » de Michel Rocard préconise de porter la durée de cotisation à 41 ans, de calculer les retraites sur les 25 dernières années et d’harmoniser public privé à l’horizon 2010.

 

-1993, les lois Balladur font passer le privé de 37,5 annuités à 40 annuités pour une retraite à taux plein, basent le calcul pour le privé sur les 25 meilleures années au lieu des dix et les pensions sont indexées sur l’évolution des prix au lieu de celle des salaires.

 

-2002, au sommet européen de Barcelone, Chirac et Jospin votent pour « augmenter d’ici à 2010 d’environ cinq ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union européenne, l’activité professionnelle ».

 

-2003, la loi Fillon ajoute un trimestre par an à compter de 2009 et jusqu’à 2012 au moins pour bénéficier d’une retraite à taux plein (soit 41 annuités en 2012), introduit la décote, aligne le public sur le privé et instaure un système par capitalisation.

 

-2008, les mesures Fillon appliquent les dispositions de la loi Fillon à tous les régimes spéciaux (EDF-GDF, SNCF, RATP, etc.)

 

 

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Publié dans Luttes - actualités

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