LE MEDEF S’ATTAQUE AU REGIME MALADIE

Publié le par FSC

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APRES LA CASSE DU REGIME  RETRAITE DE NOTRE SECURITE SOCIALE

LE MEDEF S’ATTAQUE AU REGIME MALADIE

 

 

BIG BANG du patronat sur l’assurance maladie :

 L’Etat providence tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir dit-il?              Sa réponse est NON.

 

L’assurance maladie a toujours constitué une sorte d’obsession pour le patronat.

Trop coûteuse ! Assise sur des conceptions trop collectives ! trop solidaires et pas assez sur des logiques relevant du privé et de l’assurance !…

Cela fait des lustres que le patronat préconise des réformes profondes.

 

DONC : une cascade de réformes sulfureuses dans notre système de santé au plus tôt, sans doute après les élections présidentielles de 2012. 

 

En clair, ne disposeront d’une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l’offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. (comme aux USA)

 

Recentrer l’assurance maladie sur des missions revues à la baisse, pour  permettre aux systèmes de couvertures complémentaires, aux assureurs privés, de prendre le relais en de nombreux domaines.

 

Son projet :

-         Un premier niveau comprenant une assurance maladie  obligatoire à minima par l’impôt.

 

-         Un deuxième niveau comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) financée par les cotisations mais avec des  aides possibles de prise en charge  pour les plus démunis.

 

-         Un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ???.

 

Quelques éléments de son projet de destructions de notre S.S. : 

 

-         Les établissements hospitaliers devraient être mis en concurrence sur la base de critères d’évaluation objectifs et vérifiables.

 

-         Favoriser la recherche de mutualisassions, d’externalisations de services périphériques de l’offre de soins, de constitution de communautés hospitalières de territoire reconversion de lits d’hôpitaux en lits de soins.

 

-         La simplification des règles d’organisations interne de l’hôpital public. (87.000 agents de la fonction publique assurent les fonctions supports. Ces personnels ouvriers pèsent  lourdement sur les budgets. Leurs externalisations représenteraient des économies importantes).

 

-         Les regroupements d’hôpitaux créant des communautés hospitalières de territoire (dislocations de l’unité hospitalière nationale actuelle ).

 

-         Promouvoir les alternatives à l’hôpital  (soins ambulatoires, hospitalisation à domicile, télé médecine). 

 

-         Les Affections de Longues Durées : étant un problème de remboursement de frais importants ( réduire le montant des remboursements mettant ainsi à la charge des citoyens et aux organismes complémentaires).

 

-         Le rythme d’augmentation des effectifs de personnes en ALD est élevé (réduire les effectifs). 

 

ALLONS NOUS LES LAISSER FAIRE

 

Pour eux : tout ce fric qui leur échappe depuis 1945 à cause de cette solidarité acquise lorsque le peuple d’en bas était en capacité de faire le choix de la solidarité (cotisation partagée entre l’employeur et le salarié sur une partie du produit du travail).

 

  Nous savons qu’ils n’ont jamais admis cette solidarité qui va à l’encontre de leur soif de profit. Depuis toujours ils poursuivent leur lutte pour s’en dégager.

 

Les économistes du capital appliquant  cette logique (voir ci-dessus) sont tous pour le capital.

Ceux d’en bas ! qu’ils crèvent..

 

 Ne les laissons pas nous plumer comme des pigeons. Oui c’est possible  et les moyens économiques  existent : Notre choix de société qu’est la solidarité n’est pas la leur.

 

Pour cela : Augmentation des financements des retraites par répartition : taxation des stocks options et des revenus financiers, suppression du bouclier fiscal, élargissement de l’assiette des cotisations, suppression d’exonérations de cotisations patronales.

 

Heureusement,  il existe d’autres économistes et sociologues tel Bernard Friot qui lui aussi, sait compter et analyser :

En conférence à Moulins le 15/12/2010

 

-         1) revoir le financement des retraites – de 1945 à 1995 il a été revalorisé.  Pas de problème financier. Depuis 1995 à aujourd’hui la revalorisation du financement a été bloqué et donc déficit structurel financier.

       Il faut donc rouvrir la place du salaire dans le PIB, c’est à dire augmenter le taux de cotisation et réduire le     taux de profit : il est passé de 30% du PIB en 1980 à 40% (soit 800 milliards).

 

-         2) Reculer l’âge légal de la retraite est une solution scandaleuse car elle fait payer par les salariés les turpitudes des groupes financiers qui nous ont mis dans la mouise.

 

-         3) L’augmentation des salaires ne mettrait pas en péril les entreprises. Les charges financières des entreprises (les banques) sont beaucoup plus fortes que leurs charges salariales. Ce qu’il faut s’attaquer c’est au profit qui va pour l’essentiel aux actionnaires des banques.

 

Donc nous savons ce qu’il nous reste à faire.

SEULE L’UNITE DANS  LA LUTTE

AVEC LA BASE

NOUS PERMETTRA DE RECONQUERIR

CE QU’ILS NOUS ONT VOLE. ET  DE L’AMELIORER.

DEBOUT, DEBOUT, LE TEMPS DE L’ESCLAVAGE EST REVOLU …

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