Le poinG de la semaine.

Publié le par FSC


 

En colère, c’est évident ! Envie de vomir, c’est compréhensible ! Mais désespéré, certainement pas ! Et pourtant il y aurait de quoi !

 

Ma colère, d’abord, contre toute cette haine hurlée par des salariés manipulés.

 

En effet, c’est à croire que la tristement célèbre phrase du maréchal français qui, en 1940, osait demander aux Français de se coucher devant les nazis, « Français, vous avez la mémoire courte… », cette phrase, donc, pourrait être répétée, aujourd’hui, aux salarié(e)s de Général Motors France !

Et, malheureusement, elle pourrait être adressée à beaucoup de nos compatriotes, salarié(e)s ou non.

Plus grave encore, nombre de responsables syndicaux mériteraient, eux, de se la prendre en pleine figure !

Et plutôt trois fois qu’une !

Heureusement que la CGT, chez Général Motors Strasbourg, a su garder le cap, tenir bon et garder la tête haute devant autant de haine exprimée par des salarié(e)s de l’entreprise habilement manœuvré(e)s par la Direction de la société et certains syndicalistes « jaunes ».

Cet acte, aux relents de populisme, est le plus bel hommage qui aura été rendu aux militants CGT de chez G.M car, comme semble l’avoir oublié certains dirigeants confédéraux, « quand mon adversaire de classe me donne raison, c’est que j’ai fait une erreur ».

Comme chez Renault à Douai, où la CGT « officielle » a préféré maintenir sa liste aux élections professionnelles, en juin dernier, contre celle présentée par le syndicat CGT Renault Douai, plutôt qu’avouer sa dérive, le mot est gentil, vers la collaboration de classe. Résultat : la Direction de la société se « frise les moustaches » puisqu’ainsi la CGT n’a plus un seul représentant du Personnel sur ce site !

 

Mon envie de vomir, ensuite.

 

Il est bien connu (en tout cas, des directions syndicales confédérales) que la raison d’être de la CFTC est, par idéologie affirmée, de s’opposer à toute réelle avancée sociale qui pourrait mettre en cause le système capitaliste. Donc on ne va pas s’étendre longuement sur le cas de cette organisation dont les fondamentaux de l’action syndicale sont l’Encyclique papale de Léon XIII, dénommée « Rerum Novarum », en 1891.

Disons qu’au sujet de la CFTC c’est une habitude à prendre ! C’est un syndicat de collaboration de classe. On le sait depuis longtemps. Il a été créé, en 1919, uniquement pour tenter d’endiguer, de freiner, de combattre la CGT, née en 1895, sur des bases de lutte de classe.

Cela a, au moins, le mérite d’être clair !

Le goupillon n’est jamais très loin du coffre-fort !

 

Si on parle de F.O, là, ça demande encore plus d’honnêteté intellectuelle de la part de tous les responsables syndicaux, passés comme actuels, nationaux comme locaux, car on va parler, non seulement de collaboration de classe mais, pire encore, de compromissions politiques et d’assujettissement par l’argent.

On se contentera, au sujet de F.O, de rappeler que cette organisation ‘syndicale’ fut créée en 1947 par les hommes de main de Jouhaux qui, au sein de la CGT, n’avaient qu’une seule mission : liquider (y compris physiquement) les militants luttant sur des bases de lutte de classe. Eh oui, il est encore question de cela, n’en déplaise à certains !

 

Il est bon de se souvenir (ou d’apprendre aux jeunes) que, dans une très célèbre et excellente émission de télévision (Les Dossiers de l’Ecran) les téléspectateurs français avaient pu, dans les années 1970, voir et entendre André Bergeron avouer, sans la moindre vergogne, comment F.O était né.

A celles et ceux qui auraient la mémoire courte on rappellera que Bergeron fut le fondateur de F.O, avec quelques autres ‘jaunes’.

Bergeron précisera même qu’il était allé dès la fin de la 2èmeguerre mondiale, chercher, lui-même avec quelques autres, à New-York, auprès de la C.I.A et de l’A.F.L-C.I.O, les fonds nécessaires à l’installation de F.O en France. Cela représentait plusieurs valises de gros billets verts.

On conclura ce rafraîchissement de mémoire en précisant que, ce soir-là, sur le plateau d’Antenne 2, celui qui avait dirigé les services de la CIA en France dans les années qui suivirent la Libération, confirma, non sans une certaine arrogance très étasunienne, que la création de F.O faisait partie du plan général de lutte contre le développement des idées communistes en Europe. Autrement dit, le plan Marshall contre l’éviction des auteurs du programme du Conseil National de la Résistance.

Là aussi, cela avait, au moins, le mérite d’être clair !

Si vous en doutez, recherchez dans les archives de l’INA.

Alors, quand on entend les responsables, nationaux comme locaux, de F.O « hurler avec les loups » contre la position des militants CGT, chez Général Motors Strasbourg, on ne peut qu’avoir envie de rappeler à ces ‘ultra-révolutionnaires de salon’ sur quelles fondations est construite leur ‘maison’. Ils seraient bien inspirés de s’en souvenir avant d’appeler tous les matins à la grève générale pour signer, tous les soirs, des accords dictés par le patronat.

Comment appelle-t-on ça ? Marchés de dupes ? Compromissions ?

 

Maintenant parlons de la CFDT.

Ca va être assez court, pour la bonne raison que pour expliquer le parcours de cette organisation, depuis son apparition dans le paysage national, en 1964, il suffit de suivre celui de la social-démocratie.

C’est facile, le calendrier de toutes les prises de position nationale de cette organisation est exactement le ‘copier/coller’ de celui des partis politiques réformistes français.

Un exemple ?

La démagogie politicienne, récupératrice des grandes idées généreuses de ‘Mai 68’ invite à revendiquer « l’autogestion » dans les entreprises ? Le syndicat réformiste règle son pas sur celui de son maître et ça devient la cogestion.

Cogestion, une jolie formule pour faire oublier celle de collaboration de classe.

Comme en Allemagne (de l’Ouest, ex RFA) dès les années 1970.

Un autre exemple ?

La social-démocratie prétend « moderniser les rapports entre les dirigeants d’entreprises et les salariés» ? Le syndicat réformiste s’en fait le porte-voix dans les entreprises et ça devient, par exemple, les horaires de travail à la carte. Ou, pire encore, ce que risquent de devenir bientôt les régimes de retraite.

Cela porte un nom : jésuitisme.

Méthode qui se résume par la formule : Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

 

A l’ère des logos, la grande famille social-démocrate devrait abandonner la fleur si chère au poète Ronsard et opter pour le radis : rouge à l’extérieur, blanc dedans et creux au cœur.

Ça lui irait tellement bien !

 

 

 

Juste « un mot » au sujet de SUD.

Cette organisation, prête à pas mal de « petits arrangements entre amis » ressemble plus à un club d’aigris ayant quitté FO ou la CFDT (sans oublier la CGT, il faut le dire et non pas minorer ce constat) plutôt qu’à un syndicat soucieux de défendre les intérêts des salariés. Le plus triste, au sujet de ces adhérents, c’est que, bien souvent, ils ou elles ont rejoint cette organisation par dépit. Ils ou elles ont perdu la boussole ! comme on dit.

A qui la faute d’après vous ?

 

Quant à l’UNSA, il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une opération menée, très habilement, par les mouvements politiques de droite et d’extrême-droite pour lesquels la disparition des syndicats ‘maison’ comme la CFT et la CSL reste un vrai problème.

 

On ne va pas se plaindre de la disparition de ces officines fascisantes.

Oh non !!

Mais on ferait bien de regarder de très près ce que sont les syndicats dits « représentatifs » dans la Police. Tels que ‘Synergie’ et ‘Alliance’.

Attention, n’oublions jamais l’avertissement de Bertolt Brecht :

« Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bêteimmonde ».

 

Et, pourtant, pas désespéré ! Certainement pas !

Malgré la douleur qu’on peut ressentir à voir des travailleurs hurler contre leurs collègues.

Malgré l’envie qui ne peut pas manquer d’aller dire en face à ces travailleurs anesthésiés par la crise économique, par la peur du chômage :

Salarié(e)s de G.M Strasbourg, comme de partout en France, ne vous trompez d’adversaires !

Je ne peux que reprendre, ici, ce que j’écrivais plus haut :

 

Heureusement que la CGT, chez Général Motors Strasbourg, a su garder le cap, tenir bon et garder la tête haute devant autant de haine exprimée par des salarié(e)s de l’entreprise habilement manœuvré(e)s par la Direction de la société et certains syndicalistes « jaunes ».

 

On s’en rendra compte bientôt et les salarié(e)s de cette entreprise feront les frais de ces manipulations.

 

Fraternellement

Un du groupe ‘Spartacus’

Publié dans Luttes - actualités

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Tourtaux 28/07/2010 15:58


Ton article est excellent camarade mais il faut le signer. Les lecteurs doivent connaître qui est l'auteur(e) de ce remarquable texte.
Je ne vois pas apparaître le sigle de la FSU qui est elle aussi très impliquée dans le mouvement social.