Les intérimaires sans-papiers sont massivement entrés en lutte

Publié le par FSC

de Union Syndicale de I’Intérim-CGT

Depuis le 12 octobre, des centaines de salariés intérimaires sans-papiers sont entrés en grève pour leur régularisation.

Des agences d’intérim situées rue de Rome (une SYNERGIE, deux CRIT), rue St-Lazare (deux ADIA) et rue de Turin (une KELLY SERVICES) sont occupées dans le 8ème arrondissement de PARIS.

Les salariés grévistes, intérimaires détachés dans tous les secteurs d’activité, employés souvent dans la sous-traitance des grands groupes industriels, sont à ce jour plus de 700 recensés.

Ces salariés représentent l’ensemble des travailleurs du secteur de l’intérim.

Depuis l’entrée des salariés intérimaires dans la lutte en juin 2008, le PRISME (syndicat patronal de l’intérim) et l’Etat on cherché à blanchir les Entreprises de Travail Temporaire (ETT) en qualifiant ces grévistes de cas isolés.

Le mouvement en cours ouvre une brèche dans la stratégie patronale. Des milliers d’intérimaires sans-papiers sortent de l’ombre et font la démonstration que l’utilisation de ces travailleurs est une pratique généralisée dans le Travail Temporaire, encouragée par le MEDEF et couverte par le gouvernement.

Les premières luttes de septembre 2008 avec les occupations de PERFECT, MAN BTP, ADECCO, MANPOWER et RANDSTAD ont obligé le Ministère et le PRISME à prendre des engagements pour faire entrer les intérimaires dans le processus de régularisation.

Mais, rapidement, les Préfectures, au lieu d’appliquer les consignes, ont décidé de bloquer les demandes de régularisations avec l’aval du gouvernement.

L’Union Syndicale de I’Intérim-CGT dénonce dans cette attitude une volonté de pourrissement de la part des pouvoirs publics. Le gouvernement doit prendre toutes les dispositions mettant fin aux discriminations.

Par ce mouvement, la précarité de TOUS les intérimaires avec ou sans papiers est mis en évidence. Cette lutte exemplaire est un ballon d’oxygène pour TOUS les travailleurs de ce pays permettant ainsi de mettre un coup d’arrêt à une organisation du travail digne d’une république bananière.

Si le Ministère persiste dans son attitude, plusieurs milliers de travailleurs se feront connaître par la grève. Il engage toute sa responsabilité dans l’explosion du conflit qui jour après jours s’intensifie.

REGULARISATION DE TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS



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