Lettre ouverte de la cgt 13 à monsieur le préfet de région, suite aux tentatives de déménagement de l’entreprise Fralib

Publié le par FSC

Lettre ouverte de la cgt 13 au préfet.

Lettre ouverte de la cgt 13 à monsieur le préfet de région, suite aux tentatives de déménagement de l’entreprise Fralib.

 

Monsieur le préfet,

 

L’union départementale des syndicats cgt des bouches du Rhône réaffirme son soutien plein et entier aux salariés de Fralib qui luttent pour sauvegarder leur outil de production nécessaire à une reprise d’activité sur le site à Gémenos.

Vous n’êtes pas sans savoir monsieur le préfet, qu’un projet de reprise sérieux et viable existe, il est soutenu par l’ensemble des collectivités territoriales.

Ce projet comporte les terrains, les bâtiments, ainsi que les machines de production.

Lors de notre rencontre en présence de votre directeur de cabinet monsieur cellet le 30 avril en préfecture, les syndicats de Fralib ainsi que les structures de la cgt composés de la fédération nationale de l’agro alimentaire cgt , l’union départementales cgt 13, l’union locale cgt d’Aubagne , nous avons demandé de préempter l’outil de production afin qu’Unilever ne puisse pas déménager.

En fin de réunion, votre directeur de cabinet a affirmé qu’il pouvait faciliter la préemption des terrains et des bâtiments par la Communauté Urbaine de Marseille.

Cela n’a certainement pas été fait puisque par voie de presse unilever confirme qu’il s’organise suite à la vente du site.

Le courrier d’unilever du 10 mai aux instances représentatives du personnel comme quoi le déménagement de l’usine aura lieu courant mai 2012, confirme nos dires.

Devant ces états de fait, nous avons décidé de mettre l’usine sous la protection de l’ensemble des syndicats cgt, pour la garder en état de marche, la mettre en sécurité et éviter tout acte de démantèlement de l’outil.

Vous l’aurez compris nous revendiquons cette reprise en main de l’outil de production, comme nous revendiquons de renforcer significativement les tours de garde de l’usine, qui est notre bien commun à tous.

Par courrier notifié le 12 mai par huissier au délégué syndical cgt, la direction prétend renforcer ces mesures de sécurité en toute transparence avec les pouvoirs publics et dit avoir fait la demande d’envoi des forces de l’ordre.

Les intimidations et courriers de la direction interpellant personnellement le délégué syndical cgt n’y changeront rien, si ce courrier a pour but de justifier toute intervention de la force publique en évoquant des problèmes de sécurité ou de violences qui n’ont pas eu lieu, nous prendrons nos responsabilités.

Monsieur le préfet, notre détermination est intacte, renforcé chaque jour par les agissements incohérents de cette direction, nous ne comprendrons pas sous quelques prétextes que ce soit, que vous répondez favorablement à cette direction qui prévoit dans les tout prochains jours de vider l’entreprise.

MMoonnssiieeuurr llee pprrééffeett ssaacchheezz qquuee ssii vvoouuss pprreenneezz uunnee tteellllee ddéécciissiioonn,, eellllee sseerraaiitt ppaarrttiissaannee,, lleess oorrggaanniissaattiioonnss ssyynnddiiccaalleess ccggtt ss’’yy ooppppoosseerroonntt ffeerrmmeemmeenntt..

Notre projet vivra, afin d’y parvenir nous continuerons à nous en donner les moyens.

En espérant que vous mesurez toutes les conséquences de votre décision, veuillez agréer monsieur le préfet nos salutations distingués.

 

Marseille le 13 mai 2012.

Publié dans Luttes - actualités

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