Message à la classe ouvrière des pays européens à l'occasion des mobilisations du PAME et de la Grève du 1er décembre

Publié le par FSC

 

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Message à la classe ouvrière des pays européens à l'occasion des mobilisations du PAME et de la Grève du 1erdécembre

 

Chers camarades ouvriers et travailleurs d'Europe

 

Nous exprimons notre solidarité avec les luttes dures et difficile que vous menez dans vos pays respectifs. Sachez que chacune de vos luttes nous donne plus de force et de courage pour continuer notre propre combat avec plus de détermination; Le combat du PAME est inséparable de votre propre combat.

 

Nous sommes à la croisée des chemins, le caractère généralisé et global de la crise capitaliste, les évènements en Grèce comme dans tous les pays européens rendent plus actuel que jamais l'appel : prolétaires de tous les pays unissez vous ! Aucune soumission, aucune indulgence envers le capitalisme !

 

À partir de notre propre réalité, nous rejetons les mensonges de la ploutocratie et de ses officines qui disent que la crise provient d'un excès d'acquis du monde du travail ou d'une mauvaise gestion. Cette crise est celle du capitalisme, elle est enracinée dans l'exploitation de la force de travail, dans les immenses profits du grand capital et dans son accumulation. Le système capitaliste est pourri et obsolète; il ne peut pas être amendé. Tant qu'il existe, il apportera toujours à la classe ouvrière et aux couches populaires le chômage, la faim, la guerre, l'exploitation et l'oppression brutale.

 

Ce que nous vivons en Grèce n'est ni exceptionnel ni spécifique. Nous sommes confrontés à une offensive généralisée qui fait reculer nos conditions de vie et de travail au siècle passé. Mais cette offensive n'est pas seulement dirigée contre la classe ouvrière grecque. Cet ouragan de mesures antipopulaires est mise en œuvre par l'UE, le FMI, la BCE, les gouvernements néolibéraux, socio démocrates, et par toute une panoplie de combinaisons : "union nationale", "centre-droite", "centre-gauche"… de tels gouvernements qui servent les besoins contemporains du grand capital sont parfois soutenus par les nationalistes et les verts.

 

À partir de notre propre expérience, nous constatons que l'UE est une alliance de loups et d'oppresseurs de la classe ouvrière et des peuples ; un mythe, fabriqué par la ploutocratie et ses défenseurs, vole en éclat, celui d'une UE de solidarité et de protection des peuples. La crise capitaliste dans l'Euro zone continuera à s'approfondir. L'UE approfondira sa nature réactionnaire et les travailleurs vivront dans des conditions d'extrême misère, s'ils ne se soulèvent pas; les âpres compétitions et les divisions entre gouvernements européens ne se font pas dans l'intérêt des travailleurs; il s'agit de batailles pour la répartition du butin provenant de la destruction des acquis des travailleurs; ils ont un objectif décidé en commun: faire baisser le coût du travail, pour augmenter les profits capitalistes.

 

La vie elle-même démontre clairement qu'il n'y a pas de solution favorable au peuple dans le cadre de l'UE et du pouvoir des monopoles. Le renversement des monopoles est nécessaire, hors lequel aucune solution progressiste n'est possible.

 

Les directions de la CSI ou de la CES ont une lourde responsabilité dans la dégradation de la vie des travailleurs en Europe; elles préconisent la collaboration de classe, appuient la stratégie de compétitivité, de soumission au patronat, elles créent des illusions et désorientent les luttes; des actions du type des "indignés" (occupations de trottoirs ne constituent pas une solution elles détournent l'indignation populaire des organisations de lutte de classe et s'efforcent de l'enfermer dans des révoltes sans perspectives;

Face à l'alliance du capital contre le travail, le réveil des forces populaires est indispensable: organisation de la riposte sur chaque lieu de travail, dans chaque secteur professionnel, dans chaque quartier populaire, coordination nationale et internationale des formes de lutte les plus avancées, éviction des défenseurs du capital des rangs des organisations ouvrières;

 

Depuis l'acropole, le PAME a lancé un appel : les peuples peuvent et doivent s'organiser et contre-attaquer.

 

Nous croyons fermement au mot d'ordre : aucun engrenage ne tourne sans vous; travailleurs, vous n'avez pas besoin de patrons! Ce mot d'ordre donne de la force et du courage aux métallos grecs qui sont en grève depuis plus d'un mois. Ce mot d'ordre est valable dans tous les pays, nous vous appelons à coordonner vos démarches.

 

La réponse de la classe ouvrière ne peut pas se limiter à des luttes défensives: organisation, contre-attaque populaire, combat pour renverser les monopoles, voila la voie. Intensifions la lutte pour la sortie de l'UE, l'annulation unilatérale de la dette, la socialisation des grands moyens de production et le pouvoir du peuple.

Nous sommes convaincus que, par une lutte de classe ample et déterminée, des jours radieux sont devant nous.

 

Vive la solidarité de classe Athènes 1erdécembre 2011

Publié dans International

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