Monoprix La Roquette : victoire des salariés!

Publié le par FSC

publié dans l'Humanité dulundi 6 août :

 

Victoire des salariés de Monoprix

 

Au terme de trente-huit jours de mobilisation et après une journée de négociation, les personnels du magasin du 11e arrondissement de Paris ont obtenu gain de cause sur toute la ligne.

 «Au bout de trente-huit jours, nous avons réussi là où Monoprix ne voulait entendre parler de rien », lance Karl Ghazi, de la CGT commerce de Paris. Les salariés grévistes du Monoprix de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris, viennent d'obtenir gain de cause après plus d'un mois de mobilisation, et ont décidé à l'unanimité de ­signer le protocole de fin de grève. La veille, la direction avait enfin accepté de négocier avec les ­délégués syndicaux de la CGT, « mais ça a été très dur », confie Akila Diagne, déléguée CGT et salariée du magasin depuis plusieurs années. Les trois élus CGT salariés du magasin, dont Akila Diagne, ont même été, pendant un temps, poursuivis en justice. Pourtant, c'est bien la direction qui a fini par céder. Presque toutes les revendications des salariés grévistes ont été acceptées. Notamment le respect du temps de pause, soit vingt minutes toutes les six heures, qui ne devront pas être placées en début ou fin de service ; le remplacement dans un délai de trois à cinq jours de tout salarié absent ; le bon fonctionnement du monte-charge. Concernant les embauches souhaitées par les salariés, le Monoprix de la Roquette s'engage à embaucher un CDD à temps plein « à compter du 6 août au plus tard et jusqu'au 30 septembre ». La direction prévoit de mener une étude pour établir les besoins avant de prendre toute autre décision d'embauche.

Cette grève est la deuxième depuis l'arrivée de la nouvelle directrice, en mai 2011 : en ­décembre dernier, des employés s'étaient déjà mobilisés et avaient obtenu gain de cause. Mais, en fait, rien n'a été ­respecté. Cette fois, les salariés sont gonflés à bloc. « L'erreur de Monoprix a été de sous-­estimer notre détermination », a affirmé Karl Ghazi, avant d'appeler la foule à entrer dans le magasin pour saluer la victoire du personnel. Une sorte d'ultime pied de nez des salariés à la direction, une dernière fois en temps que grévistes. Du moins l'espèrent-ils.

 

Jennifer Matas


 

 

 


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