Pechiney de Noguères : victoire au Conseil des prud'hommes de PAU!

Publié le par FSC

SYNDICAT MULTI-PRO RETRAITES DE L’UL CGT DE MOURENX (64)

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LE CONSEIL DES PRUD’HOMMES DE PAU A RENDU SON JUGEMENT SUR LA REVERSION D’UN COMPLEMENT DE « RETRAITE MAISON » PECHINEY DESTINE AUX VEUVES  DE SALARIES!

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Après 4 années d’actions, de démarches et d’interventions multiples, avec le syndicat CGT des retraités de l’ex-usine Aluminium Pechiney de Noguères (64), des Veuves de salariés de cette usine disparue en 1992,  ont eu le courage de saisir le conseil des Prud’hommes de Pau pour  faire légitimer leurs droits. Des droits acquis de haute lutte par leurs conjoints !

Ces veuves  aux prix de multiples sacrifices qu’elles ont du subir tout au long d’une vie, étaient conscientes qu’elles s’attaquaient  aux dirigeants des sociétés RIO-TINTO-ALCAN - MALAKOFF MEDERIC (Antenne GIE/GPC) et à la Société ALUMINIUM PECHINEY, donc à  de fidèles représentants de la grande finance capitaliste qui orientent l'argent vers toujours plus de placements spéculatifs, d’accumulation de profits et d'inégalités sociales, indifférentes à leur état de  santé, indifférentes aussi  au fait que la plus part d’entre-elles se trouvaient sous le seuil de la pauvreté, ces sociétés les spoliaient d’un droit découlant du décès de leurs conjoints.

 Indignées par tant de bassesses elles n’ont pas hésité à défendre cet acquis social avec la ferveur de la lutte des classes.

N’acceptant plus de faire des sacrifices que leur imposaient encore ces sociétés, alors qu’elles avaient un âge avancé. Indignées que le syndicat CGT  des retraités se soit heurtées à un BLACK-OUT total et à des manœuvres inqualifiables de ces directions, souvent contradictoires en tout cas odieuses, alors que nous voulions solutionner ce problème à l’amiable. Armées de courage et de détermination elles ont accepté de saisir le conseil des Prud’hommes que leur proposait le syndicat. Un syndicat ou certaines d’entres elles avaient décidé de  se syndiquer en mémoire du conjoint décédé.

 

Le jugement du conseil des prud’hommes vient de leur parvenir !

  • La demande de mise hors de cause de ces sociétés est rejetée.
  • La demande des requérantes est recevable !
  • Le conseil condamne ces sociétés à payer aux requérantes les sommes correspondantes aux arriérés de pensions de réversion dus à compter du décès de leurs conjoints décédés et condamne solidairement ces sociétés à payer à chacune des requérantes la somme de 500 euros à titre de l’article 700 du CPC. Il condamne aussi solidairement les trois défendeurs aux entiers dépens.

C’est une victoire remarquable, les sommes que devrait percevoir ces veuves s’échelonnent de 4000 à 32 000 Euros. Déjà nos actions avaient permis à ce que prés de 90 veuves perçoivent ce complément de réversion, avec pour effet d’augmenter mensuellement leurs pensions de réversion de + 15 à + 47 %.

Certes, ces sociétés peuvent faire appel ! Sombreront-ils dans cette ignominie ?

En tout cas c’est déjà une belle victoire, elle n’est que justice.

 

Une autre victoire est à mettre à leur actif.

Parvenir avec des personnes septuagénaire et octogénaires, à un tel résultat c'est remarquable.

Mettre en confiance ces personnes, les rassembler pour  une telle démarche sans qu'il soit un seul instant question d'appartenances politique ou syndicales, nous prouve si besoin est que nous pouvons rassembler, dans la clarté et la sincérité, toutes les victimes d'une quelconque stratégie libérale qui nous prive de nos droits, détruisent nos acquis et nous conduisent vers la pauvreté, souvent le suicide chez les personnes âgées !

 

C’est la lutte des classes qui rassemble.

 

 Réfléchissons bien à tout cela.

                                                                

                                                           Georges Ducasse

                                                      

                                                          Mourenx le 8 octobre 2012

 

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