Provocations et manipulations

Publié le par FSC

Retraites : manifs lycéennes ou « guérilla urbaine » ?

Les pompiers éteignent l'incendie d'une camionnette, à Nanterre le 18 octobre 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters).

Les affrontements ont repris ce matin à Nanterre, après ceux d'hier. Patrick Strzoda, le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas hésité lundi à parler de « scènes de guérilla urbaine » initiées par « 250 casseurs, et non des lycéens, qui ont agressé violemment les forces de l'ordre ».

Les affrontements ont repris mardi devant le lycée Joliot Curie de Nanterre, où environ 200 jeunes faisaient face à une cinquantaine de CRS, selon un journaliste de Reuters TV. Le lycée Joliot Curie était fermé mardi mais l'avenue du même nom était occupée par ce face-à-face depuis le début de matinée. Les jeunes, pour la plupart dissimulés sous des capuches et des cagoules, lançaient des pierres et autres projectiles sur les CRS, auteurs de charges régulières et de projections de gaz lacrymogènes. Une voiture était également en train de brûler sur l'avenue Joliot Curie, a-t-on appris de même source.

Lundi d'après les journalistes présents sur place au moment des heurts, une centaine de jeunes, dont la plupart avaient le visage masqué, se sont massés devant les grilles du lycée Joliot-Curie vers 8 heures avant de caillasser les forces de l'ordre. Le reporter de BFM-TV rapporte que certains étaient armés de barres de fer. (Voir le sujet de BFM-TV)


Voitures renversées et incendiées, cabines téléphoniques défoncées, abribus détruits… les alentours de l'établissement scolaire ont été vandalisés avec une violence que le maire de Nanterre, Patrick Jarry, qualifie de « rare » pour la ville. Les dégâts sont effectivement importants. (Voir la vidéo)


Dans un communiqué, le maire Patrick Jarry déplore la « présence injustifiée de forces de police, ou celle d'individus extérieurs au lycée et à Nanterre, dont les motivations n'ont rien à voir avec la mobilisation en cours et la volonté de mettre en échec le gouvernement ».

Pousser les jeunes à la guérilla pour faire basculer l'opinion

L'Assemblée générale des enseignants des Hauts-de-Seine, comme le maire de la ville, ont accusé la police d'attiser les tensions :

« L'objectif de cette manœuvre est clair : discréditer le mouvement social en provoquant les jeunes des quartiers populaires pour les pousser à l'affrontement afin d'obtenir des images de prétendue “guérilla urbaine” et retourner l'opinion publique très majoritairement opposée à la réforme des retraites. »

 

Publié dans Luttes - actualités

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