PSA MULHOUSE : NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES, NON AU LICENCIEMENT DE 600 INTÉRIMAIRES

Publié le par FSC

CGT PSA Mulhouse

 

La direction de l’usine de Peugeot-Citroën Mulhouse veut supprimer, en mars prochain, une équipe de doublage des secteurs qui produisent les modèles 206+ et 308.
Il n’y a pas de baisse des ventes, c’est simplement que PSA a décidé que toute la production des 308 serait faite à Sochaux.
Cette décision entraînera la liquidation de près de 600 postes de travail, et par ricochet le renvoi de 600 intérimaires avec pour eux la galère du chômage comme seul avenir.
 A l’usine PSA de Sochaux par contre, la production de la 308 se fera peut-être avec des samedis travaillés, mais sans effectifs en plus.
Virer 600 salariés ici, les priver d'emploi et de revenu tandis que ceux de Sochaux vont être surchargés de travail, ça n'a pas de sens !
DES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS QUI VONT AVOIR DES CONSÉQUENCES AU-DELÀ DE PSA
Le choix de la direction de PSA de produire tous les modèles 308 à Sochaux va entraîner des suppressions d’emplois en cascade dans toutes les entreprises sous-traitantes : à Faurecia à Pulversheim, à Behr France à Rouffach, etc.
En Alsace le chômage explose avec des annonces ou des menaces de suppressions d’emplois chez Tresch, Peugeot Scooters, Schindler, Tempé, Mahle Pistons, etc. 
Avec ce renvoi de 600 intérimaires, PSA fabrique aussi des chômeurs, alors que pour les salariés qui conservent leur emploi les charges de travail n’arrêtent pas d’augmenter.

PSA USE ET ABUSE DE LA PRÉCARITÉ DE L’EMPLOI
Ces 600 intérimaires que la direction s’apprête à virer représentent près de la moitié de l’effectif intérimaire actuel de l’usine.
Depuis des années, PSA fait le choix de produire des voitures avec des ouvriers en intérim ou en CDD en très forte proportion : sur les chaînes de montage, 1 ouvrier sur 3 a un contrat précaire !
Bien souvent, quand un intérimaire termine son contrat à PSA, c’est un autre qui prend sa place au même poste de travail.
Ainsi en 2011, pas moins de 3550 intérimaires différents ont travaillé à l’usine, entre quelques semaines ou plusieurs mois.
UNE CHUTE CONSTANTE DES EFFECTIFS...
Fin 2001, il y avait 14 220 salariés (CDI, CDD et intérimaires) à l’usine de PSA Mulhouse.
Fin 2011, cet effectif n’était plus que de 9 762 salariés.
4 458 emplois supprimés en dix ans, c’est une chute de plus de 31% des effectifs de l’usine.
Il n’y a pourtant pas moins de travail, bien au contraire : la politique de PSA c’est de produire toujours plus de véhicules avec moins de salariés.

... ET UNE AUGMENTATION DES VENTES ET DES BÉNÉFICES DE PSA, QUI S’EST ENRICHI PENDANT LA CRISE
Le PDG du groupe, M. Varin, a déclaré récemment que PSA s’est « enrichi en traversant la crise », grâce au soutien direct et indirect de l’Etat (aide de 3 milliards d’euros, instauration de la prime à la casse). Et ce même PDG – qui prévoit de supprimer 6800 emplois cette année dans le groupe, et qui explique que les salariés doivent faire des sacrifices – touche un salaire de 9 000 € chaque jour, week-ends compris !
Après l’année 2010, l’année 2011 a été la 2ème meilleure année de ventes pour le groupe PSA, avec plus de 3,5 millions de véhicules.
Les bénéfices cumulés du groupe depuis 2000 ; c’est-à-dire ce qu’il reste à l’entreprise quand tout a été payé (salaires, matières premières, investissements, etc.) se montent à plus de 9 milliards d’euros.

POUR LA CGT, LES PRODUCTIONS DOIVENT ETRE RÉPARTIES ENTRE TOUTES LES USINES DE PSA, SANS SUPPRESSIONS D’EMPLOIS
Au-delà de la suppression d’une équipe de doublage à l’usine de Mulhouse, c’est l’application méthodique du plan de fermeture de l’usine d’Aulnay (3430 salariés), en région parisienne, que la direction de PSA est en train de mettre en place.
En décidant de produire l’intégralité de la 308 à Sochaux, PSA prévoit de « laisser de la place » à Mulhouse pour fabriquer dans quelques mois un nouveau modèle, la 208, également produit à l’usine de Poissy. Cela laisserait donc de la place à Poissy pour réaliser toute la production d’Aulnay… et fermer cette usine en 2014.
La répartition du travail à la sauce de PSA, c’est donc d’envoyer des milliers de salariés au chômage, pour surcharger de travail ceux qui restent.
Pour la CGT, il faut au contraire répartir le travail entre tous les salariés, sans aucune suppression d’emploi. Les milliards de bénéfices réalisés grâce à notre travail doivent servir à garantir l’emploi et le salaire de tous, au lieu d’être utilisés dans la spéculation financière !

 

 

 CGT PSA MULHOUSE  03 89 09 30 44     Mail  cgt.peugeot@wanadoo.fr      Site internet  www.cgt-peugeot-mulhouse.fr
         UNION SYNDICALE DE L’INTERIM CGT (Montreuil)  01 48 18 84 16   Mail  contact@usi.cgt.fr    Site internet  www.usi.cgt.fr/

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