REIMS : ET VOILA OU MENENT LES INCOHERENCES ! UN ADHERENT DE LA CGT LACHE PAR SON SYNDICAT DEVANT LES PRUD'HOMMES

Publié le par FSC

Site J. Tourtaux

Je n'ai aucune affinité avec les syndicats jaunes, notamment l'inexistante CFTC que le MEDEF soutient tout autant que la CFdT et FO, passages obligés pour les salariés dans de nombreuses entreprises  puisque celles-ci refusent la présence d'un syndicat CGT dans leurs murs.
Ce ne sont pas nos dirigeants réformistes CGT, style Thibault, Le Duigou, Tassin ou Claverie que les patrons redoutent, mais la présence d'authentiques militants du combat de classe de notre CGT.
Lorsqu'une organisation syndicale comme la CGT en arrive à avoir une direction régionale réformiste, donc qui collabore avec l'ennemi capitaliste, voire accepte même ses suffrages pour se faire réélire à  la présidence du CESER, comme c'est hélas le cas en Champagne-Ardenne, il est bien évident que celle-ci prête le flanc à tous les coups tordus.
Je ne suis donc pas surpris d'apprendre que la très jaune CFTC, ancêtre de la non moins jaunissante CFdT, puisse faire son apparition dans la grosse entreprise rémoise des transports urbains.
Il est hélas regrettable et déplorable de voir ce bastion de la CGT écorné par le syndicat jaune CFTC, recommandé par le MEDEF, voire même, avoir l'obligation d'y être syndiqué, tout comme pour la CFdT et pour FO sur ma région, ces organisations syndicales  faisant preuve d'une grande docilité à l'égard du patronat.
C'est le cas notamment dans de grandes entreprises champenoises du bâtiment où les ouvriers sont dans l'obligation de se syndiquer à l'une ou l'autre de ces confédérations syndicales mais surtout pas à la CGT.
Je crois même me souvenir qu'un salarié qui souhaitait changer de syndicat mais ne le pouvait pas, il aurait perdu son emploi et n'en aurait peut-être pas retrouvé de si tôt, m'a dit que son patron prélevait les cotisations syndicales. Je lui ai conseillé d'aller à la maison des syndicats pour se syndiquer au syndicat CGT du bâtiment.
Je ne suis pas non plus étonné du lâchage de ce salarié par la CGT dont le frère est présenté aux élections professionnelles par la jaune CFTC.
Cela devait arriver un jour ou l'autre. Je me souviens des grèves générales d'une journée, à l'automne dernier, où personne, surtout pas moi, ne comprenait que la très influente CGT de la TUR ne fasse pas grève.
Lors des manifs à Reims, les bus bondés d'usagers nous regardaient passer, provoquant la colère de certains manifestants. Et pourtant, comme d'autres syndicats pas seulement de la CGT, le syndicat CGT de la TUR (Transdev), défilait avec un beau fourgon sur lequel était accroché un énorme ballon portant le sigle CGT TUR.
Alors moi, je suis bien gentil, je veux bien tout mais, il y a un stade à na jamais dépasser. J'ai interpellé une jeune camarade du syndicat CGT TUR qui n'avait pas l'air contente et qui m'a dit "d'aller voir le monsieur là-bas" qui n'était autre que Jérôme Briot que je n'ai pas été voir, ma colère se serait décuplée.
Visiblement, les militants du syndicat CGT TUR ont un besoin évident de formation syndicale, ne serait-ce que de base, car l'utilisation du mot "monsieur", au sein de la CGT, ne passe pas chez les militants de luttes de classe.
J'ai récemment évoqué dans un article et dans plusieurs commentaires,  que lorsque les dirigeants de la CGT, à tous les niveaux, en arrivent à criminaliser les camarades qui combattent sur des positions de classe l'ennemi capitaliste et ses laquais, la situation est gravissime.
J'en suis arrivé à ce que de bons camarades m'évitent, à un stade où le fameux Claverie en est même arrivé à tenter de me frapper lors d'une manif à Reims et que  toujours dans cette bonne ville des sacres, lors d'une manif à l'automne dernier, je me suis fait traiter d' "enculé" par Jean-Pierre Langlet, carriériste et cheminot de son état, que j'ai bien connu en délégation régionale où il brillait par ses non interventions et voilà  que le monsieur, qui est à la tête de l'UD CGT de la Marne, insulte un militant auque il n'arrive pas aux lacets. Mais ce n'est pas tout, puisque les chefs de cette armée du syndicalisme de l'insulte et de la criminalisation, n'ont rien trouvé de mieux que de me lyncher lors du congrès de la Fédération des cheminots CGT qui s'est tenu à Reims en novembre dernier.
Rassurez-vous, lecteurs, je ne déraille pas, je veux simplement montrer, voire démontrer, que les méthodes de ces voyous du syndicalisme, ne peuvent que conduire à l'émergence de syndicats croupions et jaunes, tels que la CFTC et je regrette vivement que pour évacuer  les errements, un ex-travailleur de la TUR qui était syndiqué à la CGT, soit lâché par celle-ci parce qu'il a la malchance d'avoir un frère candidat sur la liste de la jaune CFTC.
C'est lamentable, indigne de notre CGT.
J'ajoute que je ne comprends pas pourquoi la CGT a désormais la facheuse tendance de confier les dossiers des travailleurs en litige avec leurs employeurs, à des avocats.
De nombreux camarades, formés syndicalement et sur le tas, ont l'envergure et les capacités de défendre les salariés devant les juridictions prud'homales et Cours d'Appel.
Qui mieux qu'un travailleur peut plaider la cause d'un autre travailleur, ce qu'aucun avocat, aussi brillant soit-il, ne peut faire, ne connaissant pas les conditions de travail des salariés qu'il défend
Jacques Tourtaux
Militant cheminot retraité CGT
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Chez Transdev, La CGT le laisse tout nu face aux prud'hommes


Publié le mercredi 09 février 2011 à 11H00

Serdar et le portable sur lequel il a enregistré la conversation. Aujourd'hui il se retrouve sans avocat pour affronter les prud'hommes.

Serdar et le portable sur lequel il a enregistré la conversation. Aujourd'hui il se retrouve sans avocat pour affronter les prud'hommes.

REIMS (Marne). Son avocate se désiste peu avant son procès. Pour ce salarié ce n'est pas un hasard, mais une riposte de la CGT au fait que son frère se présente sur une liste CFTC.

LA CGT craindrait-elle la concurrence ? Pour cet ancien salarié de Transdev, l'entreprise exploitant le réseau des transports en commun rémois, cette hypothèse est l'explication limpide à la mésaventure qui vient de lui survenir, mésaventure qui lui vaut de se trouver sans défense face aux prud'hommes, et qui a aussi valu à un cégétiste de prendre un fameux coup de boule sur le nez…
Notre homme s'appelle Serdar. Il était chauffeur de bus à Reims jusqu'à l'an dernier, date à laquelle il s'est fait licencier. Il avait contesté ce licenciement devant les prud'hommes, et ceux-ci devaient rendre leur jugement le 24 février prochain. Étant adhérent à la CGT, l'ex-chauffeur devait être défendu par un avocat payé par ce même syndicat.
Représailles
Or vendredi dernier, 4 février, vingt jours avant l'audience, « je reçois un courrier de mon avocate, nous raconte l'intéressé, qui m'annonce qu'elle ne me défend plus ». Pourquoi ? Pour une raison que Serdar juge fallacieuse : dans son courrier, la « robe noire » invoque les interférences provoquées par la sœur de son client, elle-même avocate, dans le traitement du dossier (lire par ailleurs). Pour le plaignant, la vraie raison est ailleurs, et elle a pour nom CGT : en substance, « c'est parce que mon frère se présente sur une liste CFTC dans l'entreprise et qu'elle - la CGT - n'apprécie pas cette contestation de son monopole actuel. À travers moi, ce sont des représailles contre mon frère qu'elle exerce. » Selon un membre de la section CFTC de l'entreprise en effet, tous les postes de responsabilité syndicale sans exception (délégués du personnel, comité d'entreprise, conseil de discipline) sont aujourd'hui tenus par la centrale cégétiste.
Pour étayer ses affirmations, le licencié désormais sans défense - ou alors il doit la financer lui-même - avance plusieurs faits : la veille de l'arrivée du courrier de l'avocate, « mon frère avait reçu un appel d'un délégué CGT, disant que la présence de mon frère sur cette liste CFTC pourrait se retourner contre moi. »
Mais le plus rocambolesque reste à venir. Lundi dernier, Serdar obtient de discuter de vive voix avec Jérôme Briot, le chef de file des cégétistes des transports en commun rémois ; et celui-ci semble reconnaître au cours de la conversation que le désistement de l'avocate est bien la suite d'une décision, collégiale, de la CGT. « Je ne fais rien sans l'avis des délégués », déclare-t-il notamment.

Conversation enregistrée
Pendant plusieurs minutes la discussion entre les deux hommes reste vive, mais relativement correcte. M.Briot essaye même de donner des conseils à son interlocuteur. Mais les choses finissent par dégénérer, parce que Serdar, par précaution, enregistre tout, à l'aide de son téléphone portable posé sur la table. Et quand M.Briot s'en rend compte… « Il a essayé de m'arracher le téléphone, raconte l'enregistreur, moi je lui ai donné un coup de tête sur le nez et après je me suis sauvé ! » Notre homme n'a pas fait semblant : selon un collègue cégétiste, la victime du coup a dû être conduite aux urgences, avec le nez cassé.
Pas sûr que ce soit le meilleur moyen pour obtenir l'aide de la centrale chère à Bernard Thibault…
Antoine PARDESSUS
Malgré nos tentatives pour joindre M.Briot et lui demander sa version des faits, celui-ci n'a pas répondu (pas pu ? pas souhaité ?)

Source : L'Union

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Patron de TPE 23/05/2016 08:39

MDR vous mettez les gens dans une merde pas possible.
Avec les blocages depuis 1 mois j'enregistre une baisse de 25% de mon CA, rendant ma jeune entreprise dans une situation qui va m'obliger, ce jour, lundi 23/05 à licencier mes 2 employés pour motif économique.
BRAVO