Renault, Faurecia : Ne rien céder

Publié le par FSC

 

 

 

Un chantage honteux s'exerce à la fois de la part du patronat et du gouvernement!

" Si vous n'acceptez pas le recul de vos droits c'est la porte! "

Et de la part du gouvernement aux syndicats " si vous ne consentez pas à cette politique alors nous procéderons par la voie législative! "

CEDER à ce chantage c'est préparer les pires lendemains!

 

1. parce que les "raisons" des fermetures" sont ailleurs ; recherche du profit maximum
2. parce que ces reculs vont dans le sens du dumping social et de mise en concurrence des travailleurs et s'inscrivent donc dans une logique de délocalisation sans fin (de l'Europe à la Chine, de l'Europe au Magreb, de la Chine au Vietnam, de France en Slovaquie) parce qu'il y aura toujours un ailleurs où c'est plus rentable
C'est donc bien avec cette logique qu'il faut rompre et qu'il faut combattre, sans quoi c'est la spirale sans fin de la perte de tous les droits et des acquis séculaires!

Et pour ce faire il n'y a pas d'autre vois que la lutte et rien de pire que le consensus avec les patrons!

 

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source : syndicat CGT Faurecia Beaulieu

 

Renault : aux salariés de payer la note 

    Des ‘’ négociations’’ viennent de s’ouvrir entre la direction de Renault et les syndicats sur la compétitivité des usines françaises. Le patron fait du chantage à l’emploi  pour tenter de faire accepter des régressions. Il faut réduire en France «  le coût du travail ».

 

Renault est un poisson pilote du MEDEF.

En France, il dispose des sites de montage à Flins, Douai, Sandouville, Maubeuge, Batilly.


En Europe il dispose de deux sites en Espagne, un en Roumanie, un en Slovénie. Le  Maroc


qui produit pour l’exportation vers la France en possède deux, et un en Turquie. Les voitures produites dans ces pays sont largement vendues en France, par exemple les Twingo viennent toutes de Slovaquie, la majorité des Clio de Turquie, avec en prime une balance commerciale qui ne cesse de se creuser.

Renault veut mettre en concurrence ces sites situés dans des pays ou les salaires, les avantages sociaux, les horaires de travail non rien de  commun.

En septembre, le directeur général C. Tavares n’a pas caché le but de ces ‘’négociations’’.

 

Il déclare La gravité de la situation suffira à rappeler à chacun qu’il doit faire des compromis. Et pour sur d’être bien compris il ajoute la richesse crée est en diminution, il est temps de  ne plus s’opposer.

Aux syndicats, au nom de la sauvegarde des profits de Renault d’accepter de passer la corde aux cous des salariés. S’ils n’acceptent pas la menace de fermeture d’usines est brandie.


Il met en avant l’exemple espagnol : les syndicats espagnols de Renault ont signé le 12 novembre un accord prévoyant l’allongement de la durée du travail de 1 à 3 jours par an pour un même salaire, la hausse des salaires plafonnée à la moitié de la hausse des prix, une grille de salaire pour les nouveaux embauchés à 72,5% du salaire d’un agent qualifié.


Renault peut dire merci à des syndicats aussi compréhensifs.

Les salariés de Renault ont déjà été durement touchés. Si Renault n’a pas eu les honneurs de la presse comme Peugeot, il fait durement payer aux salariées la baisse de la production automobile. Jours chômés qui se multiplient  pendant que les chaînes continuent à cracher à la même cadence, mutation d’une usine à une autre en fonction des besoins,  départs non remplacés, prime dite d’intéressement supprimée, 0,7% d’augmentation de salaires en 2012..

Renault a de l’argent : 786 millions de profits ont été réalisés au premier semestre 2012.  Il dispose d’une trésorerie de 11 milliards. Chaque année il verse en priorité des dividendes aux actionnaires. Plus de 300 millions en 2011. Sans compter les aides de l’Etat : crédit d’impôts, allègement Fillon sur les bas salaires, suppression de la taxe professionnelle, prime à la casse. Oui, Renault a les moyens de faire face mais il veut toujours plus de profits et pour cela exploiter encore plus les salariés.


Le capital en veut toujours plus, chez Renault comme ailleurs. Le MEDEF et les syndicats ont entamé la négociation sur le marché du travail. Le document du patronat, sans surprise  demande plus de flexibilité, il veut casser le code du travail pour exploiter à sa guise.


Il ne faut pas lui céder un pouce du droit des salariés, pour bloquer ses visées, une seule solution : la lutte.

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