RENAULT: QUEL JEU JOUE LA CGT ??

Publié le par FSC

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   Chaque année depuis 20 ans, la CGT Renault affaiblit sa position majoritaire.  Elle tenait le comité de groupe, le comité central d’entreprise car la CGT était majoritaire sur  11 comité d’entreprise sur 13. Elle se trouve aujourd'hui en position de marginalisation dans plusieurs sites, y compris de production. C’est-à-dire là où les travailleurs en main d’œuvre directe représentent 90% du personnel.                              

   Il y a trois ans, le délégué central en poste (celui qui représente la Fédération de la métallurgie et la confédération de la CGT)  était viré brutalement et sans ménagement contre l'avis des militants de terrain. Il s'agissait de Philippe Noël. Il fut remplacé par un homme parait-il miraculeux, qui allait redresser une situation diagnostiquée comme désastreuse.          

  Trois ans après, où en sommes-nous dans cette entreprise qui pendant 50 ans avait une image mythique et faisait partie des fiertés du monde ouvrier ?  Il est clair qu'animer la vie syndicale de la CGT dans un tel groupe nécessite un travail à IOO% et une grande disponibilité.  Lorsque les militants des différents sites apprirent que leur futur délégué syndical central ne serait disponible que 2 jours par semaine, la réflexion unanime fut  qu’ils héritaient d'un surhomme ou alors que la CGT faisait une croix sur Renault. 

   Avec du recul, regardons  les choses en face.  En trois ans la CGT chez Renault a non seulement poursuivit son affaiblissement, mais elle n'est plus représentative dans deux sites et à la limite dans un troisième.  

  Donc, loin d'être un surhomme, notre délégué syndical central s'est surtout révélé comme un organisateur de division, de fraction, à l'intérieur des sites en s’appuyant sur quelques aventuriers.  Pour cela, il s'est révélé efficace.                

 

  Dans les sphères dirigeantes du pays, il n'est de mystère pour personne que la disparition de la production auto en France est programmée. C’est le mandat qu'a reçu Carlos Ghosn  en arrivant à la tête de l'entreprise.

   Aujourd’hui, le constat est sans appel, les usines Renault à l'étranger tournent à plein régime, les sites de production en France sont touchés par le chômage et les effectifs fondent comme neige au soleil. Cela s'aggravera avec la mis en place du GPEC, sans compter les sites de production en chômage dès le mois de mars.

 Avec une CGT affaiblie, il est évident que cela se passe sans résistance à la mesure où elle devrait être à l’offensive.       

 

 Mais une question mérite d'être posée.

   Et si cette programmation de démantèlement de Renault en France ne dérangeait pas la CGT sous les ordres de la CES  ???  Ceci pourrait expliquer cela, nous n'affirmons rien,  mais la question mérite d'être posée. N'est ce pas Monsieur Gache !!!!           

Publié dans Luttes - actualités

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