RESOLUTION DE LA REGION CGT METALLURGIE DU NORD ET DU PAS DE CALAIS

Publié le par FSC

RESOLUTION DE LA REGION CGT METALLURGIE DU NORD ET DU PAS DE CALAIS et de PLUSIEURS SYNDICATS DU PRIVE (agroalimentaire, chimie, construction, …),

DU PUBLIC (Sden, Energie, DDE, Territoriaux)

ISSUE DU DISCOURS DU MEETING DU 10 FEVRIER 2010 et VOTEE A L’UNANIMITE.

 

Près de 450 militants représentant 262 bases réunies le 10 FEVRIER 2010 à SIN LE NOBLE (près de Douai) ont adopté à l’unanimité le discours présenté lors de ce meeting (étaient également présents à ce meeting des organisations syndicales de la FSU, SUD Rail et de l’UNEF).

 

Conformément aux décisions prises, une résolution issue du discours a été décidée et sera portée à la connaissance de la Confédération ainsi qu’aux organisations syndicales du pays qui se retrouvent en partie ou totalement dans cette résolution.

 

1 million de chômeurs (d’après le pôle emploi) en fin de droit en 2010 dont plus de la moitié sont le résultat des licenciements et suppressions qui ont eu lieu en 2009.

 

350 000 à 400 000 licenciements et suppressions d’emplois supplémentaires (au minimum) sont annoncés pour 2010, toujours d’après le pôle emploi et confirmés par l’INSEE. Aucune visibilité ne nous est donnée pour le second semestre 2010.

 

Pas une industrie n’est épargnée, que cela soit dans les activités de la métallurgie, de la chimie, de l’agroalimentaire, du textile, …

 

Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger sur l’utilité des Assises de l’Industrie ?  N’aurait-il pas fallu d’abord exiger l’arrêt immédiat des licenciements et des suppressions d’emplois massifs ?

 

Si la situation est préoccupante pour le Privé, elle l’est tout autant pour le Public !

 

En 2007, 100 000 emplois ont été supprimés dans le Public dont 20 000, rien que dans l’Enseignement.

34 000 postes seraient supprimés en 2010.

En tout, entre 2010 et 2012, 250 000 à 300 000 emplois sont appelés à disparaître. Rien que pour la loi HPST (c’est-à-dire l’Hôpital Public), l’on annonce 18 000 postes qui seraient appelés à disparaître.

 

Et pourtant il n’y a jamais eu autant de fric qui circule.

 

En 2008 : 83 milliards d’Euros de dividendes pour les actionnaires et 2009 s’annonce aussi bénéfique. A cela il faut y ajouter les stock-options, les parachutes dorés et produits financiers.

 

Si l’on y ajoute les 380 milliards de garanties financières attribués par l’Etat aux banques et les 7 milliards offerts à Renault et PSA, cela devient indécent de laisser croire qu’il n’y aurait pas de moyens pour satisfaire nos revendications qui sont :

l’arrêt des licenciements et suppressions d’emplois aussi bien dans le Privé que dans le Public

la retraite pleine et entière à 55 ans pour les travailleurs du Privé et cela sans conditions d’annuités

le retour aux 37 ½ années de cotisations pour l’ensemble des salariés du Public avec le maintien du principe de calcul du niveau des retraites sur les 6 derniers mois

l’augmentation des salaires et des pensions de 300 € en guise de rattrapage de la perte du pouvoir d’achat des 20 dernières années pour les actifs et pour les pensions des retraités

 

Il est évident que l’on ne pourra pas gagner avec des mobilisations épisodiques et des journées d’action tous les 2, 3 ou 4 mois. C’est cette stratégie du syndicalisme rassemblé qui est responsable des échecs depuis plus d’une dizaine d’années.

 

On ne pourra pas également mobiliser sur un contenu revendicatif aussi flou qu’ambigu comme « le salaire décent », « une retraite digne » ou encore « pour des jours meilleurs », …

 

Contrairement aux déclarations de responsables nationaux, peut-être peu enclins à engager un véritable débat de fond, les militants, les syndiqués et les salariés ne demandent pas un débat en clivage majorité/opposition, mais surtout qu’on les écoute et que l’on prenne en compte leurs exigences.

 

Nous n’avons pas besoin de donneurs de leçons qui, toujours pour peut-être détourner notre attention, veulent nous enfermer dans un débat d’initiés en voulant nous taxer « de visionnaires bipolaires » (CCN du 26 janvier 2010) alors que nous demandons simplement le respect de la démocratie.

 

Personne n’a la science infuse, mais il faudrait être atteint de surdité et avoir la vue qui baisse pour ne pas comprendre qu’il devient URGENT D’IMPULSER UNE MOBILISATION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE PUISSANTE ET DURABLE (c’est-à-dire reconductible) avec comme objectif LA GREVE GENERALE.

 

Encore faut-il qu’il y ait la volonté et que l’on mette les moyens pour atteindre cet objectif.

Publié dans Luttes - actualités

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