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« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.
Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! » Henri Krasuki
Créé par des militants CGT et FSU
Le FSC milite pour l'adhésion à la FSM
Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
Déclaration du Front syndical de Classe
On devrait se réjouir de l’unité syndicale réalisée après le succès des manifestations du 24 juin dernier, FO s’étant à nouveau joint à l’intersyndicale nationale.
Mais demeure la question décisive de ce sur quoi porte l’unité porte et donc ce sur quoi l’intersyndicale s’est mis d’accord.
Dans le communiqué commun du 29 juin dernier expliquant les questions ayant provoqué l’opposition des salariés sont citées le report des âges légaux à 62 et 67 ans et la pénibilité.
Là est bien le problème.
Mais si la direction de la CFDT s’est déclarée opposée au report de l’âge légal de départ en retraite, son dernier congrès à l’appel de cette même direction a repoussé un texte qui se déclarait opposé à toute augmentation de la durée de cotisation qui aggraverait encore le chômage des jeunes et pénaliserait fortement en particulier les femmes et toutes les situations marquées par la précarité, si cette augmentation était appliquée (déjà 41 ans en 2012).
L'unité avec une telle direction est très inquiétante d'autant qu'on connaît l’orientation des dirigeants de la CFDT, déjà mise en œuvre en 2003, qui consiste à considérer la contre-réforme des retraites comme nécessaire, la lutte se fixant comme seul but, la négociation –donc l’acceptation des grands axes de la réforme- en vue de timides contreparties portant par exemple sur la pénibilité ou les carrières longues.
On retrouve là la position de la fausse gauche politique et syndicale qui cogère, en bons "partenaires sociaux", l'offensive anti-sociale ordonnée par les grands groupes capitalistes, du PS à la Confédération Européenne des Syndicats, en passant par la CFDT et tous les directions syndicales françaises (précisons aussi que Joël Decaillon, CGT, est secrétaire général adjoint de la CES).
Dans les semaines qui viennent et pour la rentrée, la vigilance est donc légitime car pour gagner, les travailleurs et leurs luttes n'auront pas d'autre choix que de contourner cette fausse opposition !
Dans l'immédiat, le FSC soutient les initiatives qui se développent dans tout le pays (rassemblement le 13 juillet, démarches auprès des députés, réunions publiques...) ainsi que la motion votée par l’Union départementale CGT du Val de Marne réclamant de la confédération « des initiatives d'action pour arriver à la grève interprofessionnelle dans l'unité pour le retrait ! » de la contreréforme.
Le Front Syndical de Classe
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