SNCF : Sauvons nos emplois!

Publié le par FSC

 

    SAUVONS NOS EMPLOIS !!!

TOUS EN GREVE LE 18 JUIN

Plan Social en Grandes Lignes à Paris Austerlitz !

Ne laissons pas la direction supprimer 16 emplois !

                                                                                   

 


Les plans sociaux visant à supprimer des emplois sont légion en ce moment (Fralib Thé Eléphant, Air France, Carrefour, Sernam, etc..), et font l’actualité sociale. Ils sont toujours présentés comme indispensables car les salariés coûteraient trop chers, il faudrait réduire la masse salariale, « comprimer » les effectifs. Mais indispensable pour quoi et pour qui ? La réalité, toujours cachée, c’est que les patrons cherchent à préserver et accroître leurs profits. La variable d’ajustement étant toujours la même, les salariés, soit on les « vire », soit on réduit leurs salaires, leurs acquis avant de les virer plus tard, comme les « Continental ».

La SNCF n’est pas en reste, depuis 2002 ce sont 12 000 emplois qui ont été supprimés. Alors que ses comptes n’ont jamais été aussi bons, qu’elle a versé 232 millions d’Euros à l’Etat sous forme de dividendes en 2012, l’ensemble des rétributions versées par la SNCF à l’Etat depuis 2008 représente l’équivalent de la création de 14.500 emplois !

 


 

Notre ECT n’échappe pas à cette logique folle de la calculette : la direction veut supprimer 16 emplois en Grandes Lignes, en procédant ainsi : 8 agents au changement de service en juillet, puis 8 agents en septembre avec le projet suppression « des agents b TEOZ ».

 

La réunion des DP du 5 juin nous a confirmé ce que nous savions déjà : nous souffrons d’un manque cruel d’emplois : les congés refusés et les journées non tenues sont innombrables. De l’aveu même de certains agents de la CPST, jamais le stylo rouge utilisé pour refuser les congés n’a été aussi souvent employé… et ils sont plus qu’inquiets tant pour leurs conditions de travail (à coups de trains « à poils »…) que pour le maintien de leurs emplois (à force de baisse de l’effectif d’ASCT, quel avenir pour la CPST à Austerlitz ?..).

 

En valet zélé d’une direction nationale qui ne cherche qu’à supprimer des emplois, le chef du pôle production, en avril dernier, a préféré revenir d’une manière scandaleuse sur la réglementation du travail plutôt que de réclamer des embauches. Ainsi, il a cessé d’accorder le repos du roulement en cas de PF ou de VM par exemple, et a jeté à la poubelle l’accord local de 1997 sur la programmation à j-5. Son but était déjà de concilier charge de travail et sous-effectif. En déposant une DCI avec SUD-Rail, la CGT a permis que son sentiment d’être au-dessus des lois et des accords locaux obtenus par la lutte soit tempéré . En effet, la direction a été obligée d’admettre, après deux réunions, que l’accord local continue à s’appliquer, ainsi que le repos du roulement.


Alors que nous souffrons de sous-effectifs, que les trains Intercités ne sont équipés la plupart du temps que d’un agent depuis 2009 (avec pour résultat de mettre la sûreté des ASCT et des usagers en danger), voici maintenant que sous prétexte d’économie, la direction veut  supprimer les agents b sur les ex-Teoz en US ! Ce sont au moins 31 postes d’ASCT qui sont menacés sur l’axe Paris Limoges Toulouse, dont 8 à Paris Austerlitz, 21 à Limoges, 2 à Toulouse et au minimum d’un poste de RET. Ce serait surtout une nouvelle grave dégradation de nos conditions de vie et de travail. Comment assurer les missions, tant de sécurité que de sûreté, seul à bord des trains alors que nos tâches s’y sont multipliées (bon taxi, garantie voyage…) et que les retards, incidents sont quasi-quotidiens ?

 

La direction d’activité tente de justifier ces suppressions d’agents en avançant le fait que ces trains ont un climat sûreté satisfaisant, que le taux fraude serait faible et que les événements sûreté remontés via les fiches CEZAR (Connaissances Evénements Zones A Risques) sont là aussi faibles. Tous ces arguments sont fallacieux !

 

v Si sur ces trains le climat sûreté est satisfaisant, c’est justement parce qu’il y a deux agents. En supprimer un, c’est à coup sûr encourager la fraude et l’incivilité. L’exemple des trains Intercités de l’axe Paris - Orléans - Tours est là pour le démontrer.

 

v Taux de fraude faibles, et pour cause ! les chiffres sont biaisés car ils prennent en compte uniquement les opérations effectuées par les Equipes d’Assistance  présentes sporadiquement sur ces trains,  et non la totalité des opérations effectuées (par les titulaires et les agents b) ! Plutôt que de se féliciter d’un taux de fraude plutôt faible dû à un équipement correct, la direction s’en sert de prétexte pour supprimer des emplois !

 

v Les fiches CEZAR ne prennent pas en compte les difficultés rencontrées au quotidien au cours du contrôle.


Bref, les arguments avancés ne tiennent pas et les effets d’annonces tels que la mise en place d’accueil embarquement et l’augmentation des journées LAF n’y changeront rien.

 

Dès la connaissance de ce réel plan social, la CGT a fait l’unité en rassemblant l’ensemble des organisations syndicales autour d’une DCI unitaire exigeant le retrait de ce projet. La même démarche a été faite à Limoges et à Toulouse. Sur Paris Austerlitz nous avons été reçus par la direction, et sans surprise cela n’a été qu’une chambre d’enregistrement.

 

Moins 16 emplois sur notre ECT, ce serait des conditions de travail dégradées, l’incertitude permanente de voir nos congés acceptés. De cela nous n’en voulons pas ! Ce projet de suppression d’emplois signifierait aussi pour les agents GCIF qui demandent une mutation en Grandes Lignes, l’impossibilité et pour longtemps d’avoir l’espoir d’y accéder.

 

L’emploi c’est urgent, c’est maintenant ! Pour la CGT, il n’y a pas de fatalité. Nous avons proposé aux autres organisations syndicales de construire une forte mobilisation unitaire dans les ECT de l’axe PALITO à compter du 18 juin.

 

 

Le lundi 18 juin, faisons grève et participons au rassemblement à 10H00 à l’entresol.

Pour s’opposer à ces suppressions d’emplois, exiger des embauches et obtenir le retrait du projet de suppression d’agents B sur l’axe PALITO.

Préavis CGT, SUD-RAIL, UNSA à partir du 18 juin à 8h00.

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