Sommet "social" : Communiqué du syndicat CGT-Force Ouvrière des Métaux de Saint Etienne (Loire)

Publié le par FSC

Un communiqué d'un syndicat FO qui correspond à notre demarche et qui montre qu'à partir du terrain l'union peut se réalier en dehors de l'union de sommet qui depuis 25 ans nous mène dans le mur (note FSC).

 

 

Notre syndicat a été informé par la presse de l'organisation par le gouvernement d'un « sommet social » dont il apparaît que l'ordre du jour est la flexibilité, la TVA sociale et la fin du droit de grève pour les salariés des transports aériens. Nous estimons nécessaire de faire connaître à tous les camarades syndiqués le texte ci-dessous.

 

Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire que notre Secrétaire Général, Jean-Claude Mailly, participe à cette mascarade dont le but avoué est d'associer les responsables syndicaux à des décisions qui ne peuvent qu'aller contre les intérêts des salariés.

 

Laissons à certains responsables « syndicaux » le soin de cautionner la TVA sociale, la « flexibilité nouvelle » et tous les mauvais coups qui trouveront leur origine (« Fabriquée en France » bien entendu) dans cette réunion.

 

Nos positions sont connues de tous, du Président comme des autres syndicats ou de tous les salariés. Nous n'avons pas besoin de bégayer, de nous répéter. Nous n'avons rien à gagner.

 

Par le passé, les dirigeants syndicaux sont allés à des réunions du même type. Il est nécessaire d'en tirer le bilan. La RGPP, la réforme des retraites, etc..., tout ceci est passé et nous en payons le prix.

 

Aller à l'Elysée, c'est déjà accepter la TVA sociale et la « flexibilité nouvelle ».

Aller à l'Elysée, c'est dire oui aux CDD de 30 mois, oui à la précarité généralisée.

Aller à l'Elysée, c'est dire oui aux briseurs de grève, aux CRS, gendarmes et policiers dans les aéroports ou les raffineries de pétrole.

Aller à l'Elysée, c'est accepter la criminalisation du mouvement syndical.

Aller à l'Elysée, c'est aller contre tout ce pour quoi nous nous battons.

 

Nous sommes le 5 janvier, il nous reste treize jours pour empêcher cette catastrophe syndicale.

N'y allez pas!

Si vous êtes d'accord avec cette position, faites la circuler.

 

Le syndicat CGT-Force Ouvrière des Métaux de Saint Etienne (Loire)

Publié dans Luttes - actualités

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