Syndicalisme : la tentation "néo corporatiste"

Publié le par FSC

La prochaine Université populaire aura lieu à

 

Liévin au  "lag"  23 rue jean jaures,


le vendredi 30 novembre à 18h.

 

L'historien Stéphane Sirot (spécialiste de l'histoire politique et sociale) sera notre invité sur le thème : 

 

1981-2012 : syndicalisme et gauche au pouvoir, la tentation « néo-corporatiste »

 

Lors de la campagne présidentielle de 2012, la constitutionnalisation du dialogue social figurait en bonne place parmi les 60 propositions du candidat Hollande. Inspirée notamment du modèle « néo-corporatiste » de pacification des relations sociales présent en Europe du Nord-Ouest, cette démarche déphasée par rapport à l’héritage syndical, politique et républicain de notre pays, prend racine dans la première expérience de la gauche au pouvoir sous la Ve République.

S’appuyant sur le processus de recentrage du syndicalisme, le désengagement de l’Etat dans un contexte de crise et de poussée néo-libérale, ainsi que sur l’exemple du dialogue social européen dont l’édification doit beaucoup à Jacques Delors, cette tentation « néo-corporatiste » ne tarde pas à transcender les alternances politiques, avec le soutien de la « pensée CFDT » et l’appui non désintéressé du patronat organisé.

En dépit des résistances qui jalonnent sa marche en avant, cette forme de banalisation du système français de rapports sociaux vise à métamorphoser les processus de négociation collective, à substituer au rapport de forces traditionnel l’illusion du consensus et, in fine, à servir les intérêts dominants, au détriment d’un salariat invité à avaliser ces changements et la dissymétrie accélérée de la relation capital-travail, au nom de réformes imposées par les impératifs de la crise, de la mondialisation et de l’intégration européenne.

Les liaisons volontiers incestueuses entre une frange croissante du syndicalisme et un Parti socialiste solidement converti à la social-démocratie la plus recentrée, servent de relais, voire d’accélérateur à des idées et des actes qui, pour l’heure, produisent un bilan peu amène pour les salariés.

Comprendre ce processus de longue durée dont le quinquennat Hollande se voudrait un point d’orgue est un impératif pour tous ceux qui refusent de sacrifier leur esprit critique, leurs droits sociaux et leur volonté de résistance  sur l’autel de l’idéologie dominante

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pontvianne 01/12/2012 18:53

Le plus grave,c'est que la CGT rentre dans ce "jeu'