Partager l'article ! Syndicat C.G.T. ENERGIE PARIS : L’accord sur la pénibilité ne peut être signé par la CGT: APPEL ...
« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.
Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! » Henri Krasuki
Créé par des militants CGT et FSU
Le FSC milite pour l'adhésion à la FSM
Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
APPEL
L’accord sur la pénibilité ne peut être signé par la CGT.
En négociant un accord dit sur la pénibilité, les directions veulent en fait remettre en cause nos droits à la retraite acquis dans le cadre du Statut National (en particulier le droit à la retraite à 55 ans) et crée de fait, un double statut.
Cet accord remet en cause les articles 3 et 22 du Statut National, ainsi qu’un certain nombre de PERS y afférant (8 au total, les 169, 221, 226, 228, 292, 328, 331, 950).
Cet accord remet en cause le départ en inactivité à 55 ans remplacé par un CEJR (Compte Epargne Jours Retraite) et ne donne que 10 jours par année de service actif à 100%. De plus, il limite la notion de pénibilité à la seule pénibilité physique, excluant ainsi des pans entiers du Personnel. Il entérine la suppression des services insalubres et du service actif dit mixte. Il ne prend pas en compte les nouvelles pénibilités (pool téléphonique, risques psychosociaux…)
En fait, il s’agit non pas d’un accord sur la pénibilité mais bien d’une remise en cause du droit à la retraite à 55 ans à EDF GDF qui rentre dans le cadre de la réforme des retraites proposée par le gouvernement SARKOZY.
D’autre part, les résultats du vote des Syndicats et du Personnel remontés à la Fédération ne permettent pas de prendre une position de signature. Le quorum de 50% des syndicats consultés n’est pas atteint et face à un tel enjeu historique, la Fédération ne peut prendre une décision qu’après avoir réuni un Conseil Général extraordinaire.
Syndicat de lutte pour le progrès social, nous refusons comme annoncée par la Fédération de l’Energie CGT, la signature d’un tel accord et demandons la tenue d’un Conseil Général extraordinaire avant toute signature. Cet appel soumis au vote ce jour a été validé à l’unanimité par la Commission Exécutive du Syndicat CGT Energie Paris.
Paris le 4 mai 2010
La Commission Exécutive du Syndicat CGT ENERGIE PARIS
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