Tract CGT Educ pour le 10 février

Publié le par FSC

Des primes pour les recteurs et les proviseurs,

mais qu’on ne compte pas sur nous pour la déprime !

Grève le 10 février

manifestation - CAEN - 15 h.30 - Rectorat

 

16 000, rien que pour cette année !

C’est le plus grand plan social annoncé en France pour 2011. Il s’ajoute à ceux déjà vécus durant les années précédentes.

Comme tout plan social, nous en contestons d’abord les motifs économiques. Nous ne voulons même pas commencer à discuter les clauses sociales, ce que d’ailleurs à aucun moment le ministère et les rectorats ne proposent !...

Nous en contestons les motifs économiques :

-         Les déficits d’éducation se payent très cher à court, moyen et long terme. Le rapport PISA, pourtant contestable, prouve cependant que ce ne sont pas simplement les élèves qui "décrochent" mais  l’ensemble du pays. En effet, ce sont les premiers déciles  qui précipitent l’ensemble du système vers le bas. Pourtant, dans l’académie, 190 postes seront supprimés dans le premier degré. Ils pourront toujours venir, après coup, verser des larmes de crocodile sur les 150 000 jeunes qui sortent du système sans qualification!...

 

-         Dans l’enseignement secondaire tout le monde paye avec une mention particulière pour  les lycées professionnels et technologiques. C’est l’adaptation du système éducatif aux politiques de renoncement et de démission pour le développement économique du pays. Demain ils nous parleront de déficit commercial de la France, de déclin industriel, de manque de culture technique, de difficultés devant la "concurrence" des pays émergents et même de métiers en tension de main d'œuvre!...

Le monde enseignant vit ce qu’ont déjà vécu et connaissent bien les salariés de beaucoup d’entreprises du secteur privé, dans l’industrie et d'autres secteurs économiques, en Normandie comme ailleurs en France.

Nous retrouvons  les mêmes vieilles méthodes maladroitement copiées sur le secteur privé. Ils distribuent même des primes pour supprimer des emplois comme des cadres dirigeants sont embauchés pour fermer des entreprises. C'est d'ailleurs au nom d'un prétendu "management " que cette politique de renoncement est suivie et qualifiée "d'efficiente" et de "moderne"... Comment, à notre tour, qualifier cette autojustification?...

Au même titre que le patron,  les valets sont responsables et coupables. Chacun peut agir avec un peu de courage,  personne ne peut dire au ministère de l'éducation nationale  "je ne savais pas". Qu’ils assument leurs responsabilités et leur culpabilité mais qu’ils ne comptent pas sur nous pour culpabiliser.  Nous voulons au contraire accomplir nos missions d'éducation; ils nous empêchent bien le faire: nous le ferons contre eux.

C'est pourquoi nous voulons nous battre. Ce sont les conditions de l'enseignement qui vont encore s’aggraver avec plus d’élèves par enseignant , des difficultés accrues pour transmettre les savoirs et savoir-faire, une bulle administrative et paperassière qui, comme la bulle financière, finira par exploser. Comme dans tout plan social certains sont laissés à la porte et ceux qui restent au travail voient leur conditions de travail s'aggraver.

C’est pourquoi nous appelons à nous réunir dans les établissements, à agir et à manifester

le Jeudi 10 Février - Manifestation, départ devant le Rectorat à partir de 15h30.

Publié dans Luttes - actualités

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