Tract du FSC pour la journée du 22 Octobre

Publié le par FSC




Travailleurs du public et du privé :

Pour la défense de l’emploi et le « Produire en France ».

Pour la défense des services publics et de la protection sociale.

Pour l’augmentation des salaires.

Tous Ensemble en même temps !




La situation est grave pour les travailleurs qui souffrent tous ensemble de la casse anti-sociale orchestrée par le MEDEF, le gouvernement et l'UE : délocalisations industrielles, licenciements et chômage de masse, intensification et pénibilité du travail, casse des services publics désossés et privatisés, remise en cause de la protection sociale et du salaire socialisé (sécu, retraites)…

 

Alors que Chérèque, qui donne le tempo du syndicalisme rassemblé au sommet et travaille ouvertement pour le Medef et le gouvernement, se demande : « Une grève générale ... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise. Qu'est-ce qui va unir tous les salariés ? », C’est tous ensemble et en même temps que ceux-ci pourront construire le rapport de forces victorieux.

 

 

Pour cela, il faut remettre en cause les directions syndicales qui ont déserté le combat de classe et sont devenues des « partenaires sociaux » du capital. Il faut dans le même temps mettre toutes nos forces dans la construction, à partir des luttes à la base, de l'unité dans l'action. Cela suppose d'élaborer une plateforme fédératrice reprenant les revendications qui s'expriment dans les luttes depuis des mois : pour la défense de l'emploi et le « Produire en France », pour la défense des services publics et de la protection sociale, pour l'augmentation des salaires.

 

La question des délocalisations industrielles et de l'emploi en France est particulièrement importante, qui cible frontalement le fonctionnement et la stratégie capitalistes (sans oublier que l'industrie est à la base de la création de richesse et donc des emplois et des salaires ouvriers mais aussi des services publics ou de la protection sociale).

 

En effet, les délocalisations dans notre pays suppriment des emplois là où l’exploitation capitaliste est encore limitée par des conventions collectives, un code du travail, un SMIC, une Sécu avec ses caisses de congé maladie, ses retraites par répartition... En contrepartie, elles créent des emplois dans des pays où les salaires sont encore plus scandaleusement bas qu’ici, les horaires de travail encore plus durs, les possibilités de lutter encore plus faibles etc.

Les délocalisations mettent au chômage des travailleurs exploités pour les remplacer par des travailleurs surexploités, et constituent une aggravation de l’exploitation capitaliste dont le pouvoir se sert en suite pour faire pression pour baisser les salaires et aligner par le bas le pouvoir d'achat et la protection sociale.

 

 

Défendre la production nationale ce n’est donc pas du nationalisme : c’est une position de classe contre l’exploitation capitaliste. C'est d'ailleurs la justesse de cette position exprimée dans tant de régions industrielles sacrifiées sur l'autel du profit maximum qui explique l'intensité du rejet populaire d'une Europe organisée de A à Z afin de favoriser les délocalisations et d'aligner sur la Roumanie la condition des travailleurs de France (la voilà, leur Europe sociale !). Cela permet aussi de saisir le danger que représente la Confédération Européenne des Syndicats, véritable bras armé de l'Europe du capital au niveau "syndical".

 

Alors que ce sont les luttes à la base qui ont assuré la « rentrée sociale » notamment lors de la manifestation du 17 septembre à Paris tandis que les directions syndicales continuaient de privilégier les discussions de salon et de délaisser les piquets de grève, la manifestation du 22 octobre appuyée sur les nombreuses luttes à la base peut favoriser le développement des mobilisations interpro.

 

Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.

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