Tract retraites CGT FAPT du Cantal

Publié le par FSC

Retraites : 1910 / 2010 même combat

 

En 1910, le patronat et le gouvernement de droite voulaient imposés à la classe ouvrière et paysanne une loi sur les retraites fondées sur trois éléments principaux :
1) retraite à 65 ans,
2) versements ouvriers obligatoires et directement ponctionnés par les patrons,
3) les prélèvements seraient redistribués aux patrons et gérés dans leurs organismes bancaires et financiers. C’est la capitalisation.

 

Evidemment la CGT s’opposait à cette loi scélérate qu’elle qualifiait de " retraite pour les morts ".

Face à la mobilisation exceptionnelle du peuple, le gouvernement de l’époque se disait prêt à négocier sur certains de ses aspects, proposa même d’abaisser l’âge légal à 60 ans, mais affirmait : "il y a une chose qui n’est absolument pas négociable, c’est la capitalisation". En 1910, il n’y a pas eu de négociation, la CGT et la classe ouvrière empêchèrent l’application de la loi et la mirent à bas.

 

Nous voilà en 2010 et sommes face à une nouvelle agression de la classe dominante sur nos retraites.
Après les contre-réformes de 1993, 2003 et 2007, le gouvernement actuel poursuit son plan de destruction social. Cette nouvelle réforme comprend le recul de l'âge à (62 ans) et de l'âge de la retraite à taux plein (67 ans) contraignant des millions de travailleurs, en particulier les femmes aux carrières incomplètes, à poursuivre au-delà de 62 ans car ils n'auront pas leurs trimestres…(études longues, chômage, précarité...).

 

Cette réforme est cadrée par les directives européennes, le FMI et s’inscrit dans le sommet de Barcelone prévoyant le recul de l'âge de la retraite dans toute l'Union Européenne.
Les raisons invoquées et matraquées par les médias à longueur de temps sont : la crise et l’évolution de l’espérance de vie.
La crise !… Après avoir favorisé le capital au détriment du travail et en délirant au monopoly, la classe dominante a créé cette crise…. Ces crises puisqu’elles sont partout… sociale… financière… économique… énergétique… alimentaire… écologique … même la paix est en crise… et maintenant les décideurs se servent d’elles pour justifier la casse du régime des retraites … et faire payer à la classe populaire, leurs irresponsabilités...

 

En réalité, ces crises sont celles d’un système : le capitalisme !!!
Quant à l’évolution de l’espérance de vie… qui peut s’en plaindre ??? Depuis 1945, les guerres françaises ont lieu ailleurs ( en Algérie ou encore en Afghanistan) … Et puis, il y a les progrès en médecine… et la sécurité sociale de 1945. Ceci dit, l’espérance de vie est certes passée à 80 ans en ce début du XXIème siècle, mais nous sommes en bonne santé jusque 63 ans seulement ! et en créant le trou de la Sécu, en contraignant les salarié-e-s pour se soigner correctement à adhérer à des mutuelles santé, qui augmentent régulièrement ( 1 français sur 3 n’en a pas !), et maintenant en voulant nous faire travailler jusqu’à 62 ans…

 

La classe dominante revient à ses vieux fantasmes : Pour eux les profits pharamineux, les rentes hallucinantes,
Pour nous : une retraite pour les morts !!!
1910/2010, même combat. Nous n’avons pas à négocier avec ceux qui nous veulent du mal.
Nous devons coordonner les actions de nos militant-e-s, unifier les résistances, toutes les résistances et réveiller les consciences de nos collègues.
1910/2010, même combat. La mobilisation des salarié-e-s et des syndicats doit l’emporter et transformer en fiasco, ce dernier délire de la classe dominante !

 

à Aurillac, le 27 août 2010

Publié dans Luttes - actualités

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