Un soutien honteux au pacte scélérat!

Publié le par FSC

CFDT Tourcoing

 

Au lendemain de la réunion du Parlement de la CGT les agences de presse  annoncent :

 

 

"On va entamer une série de discussion à la fin de cette semaine, ou en début de semaine prochaine, avec FO, la FSU, Solidaires et la CFDT si elle le souhaite, pour définir le contenu de cette journée [le 18 mars]", a affirmé M. Lepaon à l'issue de la réunion du Comité confédéral national (CCN, parlement de la CGT) mardi et mercredi.

"Ce ne sera pas une journée contre le pacte de responsabilité, mais sur les salaires, l'emploi et le financement de la protection sociale", a-t-il dit. Selon lui, "même FO reconnaît que le pacte est désormais dans le paysage".

M. Lepaon a précisé que la CGT "se rendra à la réunion du 28 février" avec le patronat pour discuter des contreparties aux aides accordées aux entreprises dans le cadre du pacte. "On va y aller sur la plateforme commune que nous avons négociée avec la CFDT, l'Unsa et la FSU", qui réclame la conditionalité des aides.

 

Si ces informations étaient confirmées, ce serait la preuve une fois de plus de l'abandon de revendications essentielles des travailleurs de la part de la direction confédérale de la CGT car, le pacte dit de responsabilité annoncé par F. Hollande le 14 janvier c'est :

 

  • un royal cadeau au MEDEF (plus de 30 milliards d'euros d'exonération).
  • l'annonce de coupes sombres considérables dans les budgets publics (50 milliards d'ici 2017) et donc l'affaiblissement et la régression des services publics.

La Sécu en danger


 

Comme plusieurs organisations de la CGT l'ont déjà signalé, le déport vers la fiscalité du financement de la branche familiale de la sécurité sociale constitue une attaque sans précédent du modèle mis en place à Libération.

 

Ainsi, l'Union Départementale du 92 souligne que cette mesure aura pour conséquence :

 

  • le Vol de 36 milliards sur les salaires
  • la Diminution des prestations famille.

  • une Hausse des impôts.

  • des Économies brutales sur la branche maladie (déremboursements de médicaments, non prise en charge à 100% de soins coûteux etc) pour compenser partiellement la perte.

Car en effet, cette exonération équivaut à une attaque frontale contre le salaire socialisé et contre la protection sociale.


Accepter cette mesure c'est par conséquent enteriner aussi tout le discours sur le coût du travail seriné à longueur d'antenne pour rendre en définitive les salariés responsables des difficultés économiques et de la crise!


Inscrire son action dans la négociation de contreparties c'est de fait accepter le gros des mesures prévues par le pacte en essayant à la marge d'en corriger certains effets et c'est donc acquiescer à cette attaque majeure contre les droits conquis par les travailleurs.


Reconnaître que le pacte est désormais dans le paysage c'est adopter une politique de soumission aux objectifs de régression sociale poursuivis de manière ininterrompue par la droite et par l'actuel pouvoir.


Les soit-disant contreparties constituent un leurre pour faire avaliser les contre-réformes.

Et ce n'est pas une entreprise nouvelle :


Souvenons nous, déjà sous Sarkosy la direction de la CGT s'était placé en situation d'acceptation de la réforme des retraites de 2010 pour en négocier certains aspects, avec les résultats que l'on sait!

C'est pourquoi nous faisons notre la plateforme de l'UD CGT du 92 qui exige :

 

  • Le maintien des cotisations patronales d’Allocations familiales.

  • L’annulation immédiate du projet gouvernemental de transfert des 36 milliards de cotisations familiales vers l’impôt.

  • L’abandon du pacte de responsabilité des entreprises voulu par le MEDEF et le gouvernement.

C'est pourquoi nous reprenons et appelons à reprendre l'appel de l'Union locale de l'UL CGT de Chalon sur Saone qui proclame :

 

 

C'est pourquoi nous proclamons avec le Syndicat CGT du Conseil général des Ardennes

 


Fiscaliser, c’est saper les fondements de la

 

sécu !

Publié dans Luttes - actualités

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richaudeau 13/02/2014 19:31

Je partage pour l'essentiel ce qui est écrit. La question est de savoir comme s'y opposer dans nos organisations syndicales respectives.
jean-pierre richaudeau
miliant FSU