Véolia-Eau : les trois usines de production d’eau potable de la banlieue de Paris bloquées par les grévistes

Publié le par FSC

robinet.jpg

Les usines de production d’eau potable de Neuilly sur Marne (Seine Saint Denis), de Méry-sur-Oise (Val d’Oise) et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), exploitées par Veolia-Eau, sont bloquées, depuis deux jours, par des salariés en grève.

Ils exigent le maintien de leurs rémunérations et de leurs garanties liées à l’assimilation au personnel de la Ville de Paris.

Approuvé par une majorité d’élus allant du PCF à l’UMP, le nouveau contrat conclu jusqu’en 2022 entre Véolia-Eau et le Syndicat des eaux d’Ile-de-France, présidé par l’ancien ministre UMP, André Santini ne prévoit plus cette assimilation  pourtant historique.

Les personnels héritent d’un contrat d’entreprise propre à Véolia-Eau nettement plus défavorable. Si les plus anciens peuvent espérer «sauver les meubles» du moins les premières années, les nouveaux embauchés seront touchés de plein fouet par d’importantes baisses du niveau des rémunérations.

De plus le non-remplacement de nombreux départs en retraite est déjà programmé.

Lors de  la négociation du nouveau contrat de régie entre le SEDIF et Véolia-Eau,  et sous la pression des élus locaux et des associations de consommateurs, le débat  public s’est polarisé sur l’exigence de la baisse du prix de l’eau.

Finalement concédée par la multinationale, cette baisse risque, si l’on en croit les syndicats CGT et FO, d’être payée intégralement par les salariés de l’entreprise. Les marges des actionnaires devant être protégées à tout prix !      

Le mouvement gréviste soutenu par la CGT et Force Ouvrière est très fort dans les usines et les centres techniques. Dans les services administratifs, le mouvement se caractérise par des débrayages puissants mais plus ponctuels.

Les grévistes bloquent l’accès aux usines empêchant notamment l’entrée des camions de livraison des produits chimiques indispensables au traitement de l’eau. Selon certaines sources, et par souci d’apaisement, les grévistes autoriseraient néanmoins la livraison des produits, de manière tournante entre les trois usines, reliées entre elles par un réseau de canalisations.

Si la direction régionale de Véolia-Eau était jusque là fermée à toutes discussions sérieuses avec les syndicats, il semble qu’elle soit désormais d’accord pour engager, dès la soirée du 17 novembre 2010, de réelles négociations avec les représentants syndicaux.

Affaire à suivre donc…


N.B. : Le SEDIF regroupe 144 communes de la région parisienne, excepté Paris, et dessert en eau potable près de 4 millions d'habitants.

source : correspondance particulière

Consulter ICI le blog de la CGT Véolia-Eau  banlieue de Paris

Publié dans Luttes - actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article