Le dossier du FSC sur les salaires

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Alors que les choses bougent de façon négative depuis des décennies, le FSC tente, dans ce document, d'apporter un maximum d’éléments aux lecteurs et des solutions revendicatives afin que chacun soit persuadé que cette situation n’est pas inéluctable. Après les grands mouvements défensifs de 2010 tout nous fait dire que la lutte de classes est plus que jamais à l’ordre du jour tant la paupérisation frappe de plus en plus la masse des salariés qui ont un emploi régulier ainsi que les retraités. A ce jour, huit millions de personnes perçoivent moins de 908 € nets par mois. Ce phénomène est dû au système CAPITALISTE dans lequel nous vivons. Face à cela une issue durable existe : c'est le changement de société. Or, d'un point de vue syndical, cela est en opposition au syndicalisme d’accompagnement et de collaboration sociale. Il ne faut pas oublier que le système capitaliste a comme objectif principal le PROFIT, basé sur la propriété privé. Ce profit ne s’obtient qu’en exploitant le travail de la classe prolétarienne, du non diplômé à l’ingénieur.

La classe exploitée ne profite d’aucun des avantages réservés à ceux qui possèdent les moyens de production. Quoi que puisse en dire le président Sarkozy, il n’y aura pas de partage réel des gains de productivité sans socialisation des moyens de production. La prime promise ne constituera qu’un nouveau moyen d’exploitation des salariés entre eux et nuira gravement à l’emploi stable.

Le capitalisme européen et mondialisé cherche toujours à réduire le coût du travail. Cette réduction est obtenue de différentes façons, tout d’abord en s’appuyant sur les gouvernements qu’il met en place, c’est le capitalisme monopoliste d’Etat (CME). Puis, dans le cas de l’Union européenne (UE), ce seront les critères de convergences notamment ceux qui impliquent une accentuation de l’austérité, l’exacerbation de la concurrence accompagnée de la casse des services publics. Dans cette panoplie, le changement de monnaie, l’euro, a joué un rôle important dans cette logique d’accompagnement du capital et de sa course aux profits, qu’aucune organisation syndicale ne conteste vraiment. Tous les coups sont permis pour compenser la baisse du taux de profit induite par le progrès technique : délocalisation, licenciements, contrats « mouchoirs en papier » en tout genre, main-d’œuvre immigrée jetable… et différents traités européens favorisant le dumping salarial et de ce fait laminant les droits des travailleurs. Pour préserver ses profits, le capitalisme n’hésite pas aussi à créer, à coup de financements importants, des organisations syndicales complaisantes, comme en 1945 et au temps du maccarthysme, et à présent au niveau européen avec la CES (Confédération européenne des syndicats) et mondial avec la CSI (Confédération syndicale internationale).

 

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