RUBRIQUE « CULTURE » FSC // N°2 – JUILLET 2010

 

En ce début d’été qui, en principe, correspond aux départs en vacances (pour ceux qui peuvent se les offrir !) et après vous avoir invités à re/découvrir Jack London et Boris Vian, ainsi que Gracchus Babeuf, nous allons changer de « rayon » (mais pas de « braquet ») et aller du côté Cinéma.

Les résumés des films suggérés ont été empruntés à Wikipédia que nous remercions.

 

Le ‘groupe Spartacus’, qui rédige cette rubrique, vous propose en vrac et sans la moindre volonté de classifier, d’en dire plus sur l’un que sur les autres, les films qui sont revenus à la mémoire de ses ‘rebelles’, ces derniers jours.

Nous vous recommandons de vous mettre à la recherche des films proposés ici. Sauf erreur de notre part, tous ces films existent en DVD.

Nous sommes certains que vous ferez le lien entre ces films et l’actualité sociale, politique et économique française comme internationale.

N’hésitez pas à fouiller dans les médiathèques de votre C.E. ou de votre municipalité. S’ils n’y sont pas, demandez qu’ils soient proposés à la prochaine commission « culture » en rappelant que :

La culture ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

 

- LOUISE-MICHEL, film de Gustave Kervern et Benoît Delépine (2008), en DVD depuis juillet 2009. Avec Yolande Moreau, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde, …

 

Le thème : Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel.

 

L’avis du ‘groupe Spartacus’ : L’inhumanité du système économico-politique en vigueur tel qu’il sévit presque partout sur notre planète. Un cocktail composé d’humour grinçant, de combativité, d’anti-capitalisme réaliste et, aussi, d’un peu de rêve. Rêve que certains appellent « utopie ». Ceux-là mêmes qui oublient toujours que l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain.

 

- GOOD MORNING VIETNAM, film de Barry Levinson (1987). Avec Robin Williams, Forest Whitaker, Tiung Thanh Tran, …

 

Le thème : L'histoire nous plonge dans la guerre au Vietnam vue du côté de troupes de soldats dont la seule source de distraction est l'émission de radio comique animée par l'animateur et DJ Adrian Cronauer (interprété par Robin Williams). Ce film est l'un des rares à traiter de la censure. Good Morning Vietnam situe l'action au tout début de la guerre (au milieu des années 60) alors que la plupart des films qui traitent du sujet se déroulent à la fin du conflit. De plus, il adopte un point de vue nouveau en montrant la vie des soldats dans la capitale, et non dans la "traditionnelle" jungle vietnamienne. Le film est basé sur les expériences réelles d'un disc jockey américain ayant eu un succès avec une émission de radio, empreinte de musique rock 'n' roll, sur la radio des forces armées[].

 

L’avis du ‘groupe Spartacus’ : De tous temps la censure fut une des armes préférées des gouvernements qui engagent leurs forces armées dans des conflits hors de leurs frontières. Cette censure est, à chaque fois, d’autant plus stérile, au final, que les conflits en question se sont toujours avérés voués à l’échec pour les envahisseurs. Quels qu’ils soient. Quels qu’ils furent.

 

- SEPT MORTS SUR ORDONNANCE, film franco-hispano-allemand de Jacques Rouffio (1975). Avec Michel Piccoli, Gérard Depardieu, Jane Birkin, Marina Vlady, Charles Vanel, Michel Auclair, …

Le thème : Dans une ville de province, (Clermont-Ferrand) à dix ans de distance, deux chirurgiens vont connaître le même destin : ils seront tous deux victimes de manœuvres, de rumeurs et de réprobations les poussant au suicide... Les deux médecins sont pourtant aussi différents qu'il est possible de l'être, hormis par leur professionnalisme et leur refus des compromis. C'est cependant ce qui gêne le professeur Brézé et son clan (trois fils et un gendre, tous médecins) par l'impact que cela implique sur la clinique qu'il dirige. Un psychiatre, en bonnes relations avec tout le monde, est le seul à connaître tous les éléments de l'affaire, mais ceux-ci ne se dévoilent que peu à peu après plusieurs fausses pistes.

L’avis du ‘groupe Spartacus’ : A voir ou revoir, alors qu’une affiche au texte des plus provocateur fleurit actuellement, ici et là, dans les panneaux des abris de bus pour vanter les « vertus » des cliniques et hôpitaux privés qui viendraient sauver la Sécu !

 

Nous vous souhaitons de passer le meilleur été possible.

 

Fraternellement.

 

Pourquoi avons-nous choisi de nous appeler ‘groupe Spartacus’ ? 

En hommage à Dalton Trumbo qui signa le scenario du film ‘Spartacus’, réalisé par Stanley Kubrick.