Israël : Benny Gantz propose une nouvelle coalition avec Benyamin Netanyahou

Publié le par FSC

Pierre Barbancey
L'Humanité du 24 août 25

Samedi 23 août, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz a lancé un appel à Benyamin Netanyahou pour former un nouveau gouvernement qui serait chargé d’organiser la libération de tous les otages détenus à Gaza.© Debbie Hill / UPI / ABACA

 

Benny Gantz a lancé un appel à Benyamin Netanyahou samedi 23 août pour former un nouveau gouvernement qui écarterait l’extrême droite. L’ancien chef d’état-major explique que ce gouvernement temporaire serait chargé de la libération de tous les otages.
Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Benny Gantz s’est reconverti dans la politique en scellant dans un premier temps une alliance avec Benyamin Netanyahou, avant de s’en détacher, porté par l’opportunisme plus que par les divergences avec l’inamovible premier ministre israélien.
Cette fois, Gantz – qui ne s’est pas opposé à la politique génocidaire – se présente en chevalier blanc pour réconcilier la société israélienne, dont une partie manifeste, convaincue que la poursuite de la guerre ne permettra pas la libération des otages israéliens.

Écarter l’extrême droite


Gantz a lancé samedi 23 août un appel à Netanyahou et à deux autres dirigeants de l’opposition pour former un gouvernement temporaire permettant de libérer tous les otages à Gaza et de trouver une solution à l’épineuse question de la conscription des juifs ultraorthodoxes. Cette opération permettrait alors d’écarter l’extrême droite qui s’oppose à tout accord pour la libération des otages.
Sauf que l’ancien militaire ne dispose pas vraiment d’atouts susceptibles d’intéresser Netanyahou. Sur le papier, il promet le soutien de 72 des 120 députés qui composent la Knesset. Mais en réalité, tous les sondages israéliens récents affirment que son parti, le Bleu Blanc, ne serait plus en capacité de franchir le seuil électoral.
« Il est temps de former un gouvernement de rachat des prisonniers », a-t-il dit. Pour l’heure, il n’a reçu aucune réponse du premier ministre. Le Hamas a, lui, approuvé lundi un projet d’accord prévoyant une trêve de soixante jours durant laquelle les otages seraient relâchés en deux temps en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens.

 

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