CGT : affirmer jusqu'au bout un syndicalisme de classe !

Publié le par FSC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'une certaine manière l'éditorial du dernier numéro d'ENSEMBLE, signé par une membre de la Commission exécutive confédérale, adressé à tous les adhérents de la CGT constitue une première depuis longtemps.

Dès le départ il souligne "l'urgence ... d'entraver par tous les moyens ce système capitaliste jusqu'à son anéantissement total ".

En passant par un appel à l'intervention des travailleurs pouvant aller jusqu'à la gestion collective des moyens de production.

Et en spécifiant que pour la CGT

"le syndicalisme est né de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société"

Cet éditorial appelle plusieurs remarques :

Son contenu renoue en effet avec les fondamentaux du syndicalisme CGT et de l'histoire du mouvement ouvrier :

  • la double besogne revendiquée par la Chartes d'Amiens dès 1906 qui lie donc la défense disons strictement professionnelle à l'objectif d'une transformation radicale de la société de caractère résolument anti-capitaliste :
     

"Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste"

  • l'objectif de la propriété collective des moyens de production et d'échange

Nous soulignons le caractère nouveau depuis longtemps de ces affirmations dans la mesure où par exemple en 1995 le 45e congrès sous l'impulsion de Louis Viannet avait supprimé l'article mentionnant que la 

"La CGT s'assigne pour but la suppression de l'exploitation capitaliste, notamment par la socialisation des moyens de production et d'échange"
 
Cette véritable réorientation-mutation de l'époque était le résultat d'un moment de désarroi idéologique (victoire de la contre-révolution capitaliste dans les pays socialistes, affaiblissement syndical ...) et de la volonté politique d'être admis dans une Confédération Européenne des Syndicats (CES)  qui posait des conditions draconiennes à cette admission : acceptation du "dialogue social", du "syndicalisme rassemblé", retrait de la Fédération Syndicale Mondiale ...
 
L'actualité de cet  éditorial pose donc une question fondamentale d'autant plus décisive que la mutation des années 90 a toujours fait l'objet au niveau confédéral d'un déni de changement.
 
Une question se pose donc : dans les conditions actuelles, la confédération renoue-t-elle officiellement avec ses fondamentaux?
 
Pour la clarté à terme cela exige un débat de fond, un bilan des 25 dernières années.
En particulier, est posée la question de l'appartenance à la CES, succursale de l'Union européenne, adepte de l'accompagnement du capitalisme, situation pas conséquent incompatible avec une CGT se réclamant elle de l'anti-capitalisme.
 
Sauf à ce que perdurent les confusions qui ne peuvent que semer le trouble et perturber les militants et les organisations de la CGT.
 
Le contenu de cet éditorial adressé à tous les militants de la CGT est un fait hautement positif.
Le moment nous paraît donc venu que la démarche qu'il révèle soit poussée jusqu'au bout par l'affirmation d'orientations revues à la lumière d'un bilan de plusieurs décades, par l'ouverture d'un débat débouchant sur des décisions qui engagent un nouveau cours d'une CGT réellement de classe et de masse.
 
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M
C'est pour les premières élections au parlement européen que je m'étais senti obligé de rédiger une liasse de feuilles, en tentant d'expliquer que, pour tout opposant au capitalisme, seule l'abstention pouvait être envisagée. C'était une réaction (qui, certes, revenait à prêcher dans le désert) face au vide politique et intellectuel insupportable (tous les partis appelaient à voter, gauchistes compris!). Je n'étais sans doute pas encore convaincu qu'un secrétaire de la CGT oserait soutenir la fumeuse constitution européenne mais je n'en fus pas vraiment surpris: rejoindre la CES avait déjà indiqué la soumission à l'idéologie dominante et annonçait la "collaboration"...à la construction de l'UE. Petit franc-tireur matérialiste invétéré, un brin marxisant, je n'avais pas renoncer à présenter mes réflexions dans quelques textes, peu diffusés évidemment. J'ai fini par en mettre quelques-uns dans un blog dont le titre, me semble-t-il, annonce clairement la teneur: Immondialisation: peuples en solde! Les travailleurs, les salariés et, plus généralement les citoyens, n'ont pas fini de payer cette totale absence de lutte idéologique, politique et sociale.C'est bien le vide de ces décennies qui a produit l'incapacité d'une mobilisation et a permis l'avènement d'un Mac-ron, face auquel la majorité des salariés, tout en mesurant le danger qu'il représente, se trouve démunie des moyens et supports politiques qui permettraient un grand rassemblement contestataire et transformateur. Les syndicalistes ne peuvent plus ignorer que leurs revendications, aussi particulières soient-elles, sont aujourd'hui soumises à une nécessité première: reconquérir souverainetés populaire et nationale. Avec son DRH-banquier au sommet, la finance pense enfin pouvoir se permettre d'effacer l'Histoire de la France: c'est la "souveraineté européenne" qui est seule légitime et doit désormais régner. Les citoyens, syndicalistes en tête, doivent réactiver leur mémoire: pourquoi, comment, par qui, dans quel but...avait-on pu constituer un CNR...fournissant un programme qui avait établi les bases fondamentales de la république française?...Et si on retrouvait un tout petit peu de la dignité et du courage des Résistants?...
Méc-créant.
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D
Quelles suites pratiques politiques et syndicales pour l'année 2018 et suivante ? A mon sens, nous ne devrons pas rester inertes en janvier. La population en activité professionnelle, en recherche d'emploi, en précarité, à la retraite, est-elle prête à se mobiliser en masse, telle est la question posée - USR CGT Marseille Nord - Groupe CGT Retraité(e)s en mouvement -
D
CGT / ENSEMBLE / Journal mensuel des syndiqué(e)s / Décembre 2017 / N° 103 / Un article de Patricia TEJAS, membre de la Commission Exécutive Confédérale / Construire une riposte massive et populaire / - / - Transfert effectué par UL CGT Marseille Nord - / -
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