CETA : L'Union européenne lance un ultimatum à la Wallonie ... qui pour l'heure continue de résister

Publié le par FSC

L'Union européenne soit-disant démocratique mais qui se garde bien de consulter les peuples d'Europe sur le traité de libre-échange avec la Canada a lancé un ultimatum pour ce lundi 24 octobre.

Pour l'heure le dirigeants du parlement de Wallonie tiennent bon : C'est qu'ils doivent en particulier tenir compte de leur opinion publique et de l'influence d'un parti des travailleurs très actif pour dénoncer les dangers du libre échange et de la mise en concurrence systématique des travailleurs et des peuples.

Un signe encourageant pour tous les peuples d'Europe de ne pas considérer comme inéluctables les politiques de régression sociale mises en œuvre par l'oligarchie.

Et pour agir en vue de se débarrasser du carcan de l'Union européenne et pour une véritable coopération entre des pays souverains et indépendants!

 

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d’après les dépêches d’agence – 24/10/2016

Le président du parlement de Wallonie, André Antoine, a affirmé lundi qu' »il ne sera pas possible de respecter l’ultimatum » de l’Union européenne (UE) concernant la signature de la Belgique au Traité de libre-échange UE/Canada, le Ceta.

« Ce ne sera pas possible de respecter cet ultimatum », a dit M. Antoine, interviewé à la radio belge RTL. Le président du conseil européen, Donald Tusk a donné dimanche jusqu’à lundi soir à la Belgique – bloquée par la résistance wallonne au Ceta – pour dire si oui ou non elle était en mesure de signer le Traité de libre-échange à la cérémonie prévue jeudi à Bruxelles.

André Antoine a en substance réclamé davantage de temps pour que la Wallonie (région francophone du sud de la Belgique) puisse étudier les textes, évitant toutefois de répondre à la question de savoir combien de temps il lui faudrait exactement.

« Demain, il y aura un traité avec les Américains, des Japonais et des Chinois, il faut dès lors une base juridique solide » avec les Canadiens « que nous adorons », a-t-il déclaré.

Il a ensuite égrené le nombre de documents à lire: « Nous sommes devant une marmelade de textes, j’ai 300 pages de traités, 1300 pages d’annexes. J’ai deux déclarations même peut-être trois interprétatives, j’ai un instrument interprétatif (…) ».

Pas Astérix

Interrogé si la Wallonie était tel le héros gaulois résistant à l’envahisseur romain, M. Antoine a dit: « Nous ne sommes pas Astérix, car on n’a pas la potion magique, on a simplement la force de nos convictions ».

La Wallonie voit dans le CETA les prémices du traité TTIP (ou Tafta), très impopulaire, que l’UE négocie très laborieusement avec les Etats-Unis, et réclame plus de garanties face aux puissantes multinationales.

La Belgique est le seul des 28 pays de l’Union européenne qui se trouve dans l’impossibilité de signer le CETA, un accord concernant plus de 500 millions d’Européens, en raison du blocage de cette région de 3,6 millions d’habitants.

La cérémonie de signature était prévue jeudi en présence de l’UE et du Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

 

 

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