Suppliques de la CES à l'endroit de la Commission Européenne et silence sur le sort infligé à la Grèce par l'union européenne

Publié le par FSC

Les suppliques de la  Confédération Européenne des Syndicats ...

Réagissant à la présentation par la Commission européenne de son « paquet d’hiver » en matière de politique économique, la Secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des syndicats (CES) Katja Lehto-Komulainen a déclaré :

« Il manque quelque chose dans la politique économique de l’UE : une croissance qui profite à tout le monde. Pour que la relance touche tous les citoyens, nous avons besoin d’une augmentation salariale pour tous les travailleurs, partout en Europe, et davantage d’investissements publics. La Commission européenne doit maintenant émettre des recommandations en matière d’augmentation des salaires, de négociation collective et de dépenses publiques. »

« Une augmentation des salaires et plus d’investissements créeraient de meilleurs emplois dans toute l’Europe. En plus de stimuler le plan Juncker, cela veut également dire qu’il faut réviser le pacte de stabilité et de croissance (PSC) et introduire la flexibilité nécessaire pour créer les emplois de qualité dont l’Europe a besoin pour consolider sa relance. En novembre dernier, la Commission appelait à une expansion budgétaire de 0,5% dans toute la zone euro, ce qui toutefois contredit les règles budgétaires du PSC. »

... Tandis que la même CES fait silence sur l'étranglement de la population grecque déjà gravement paupérisée par le nouveau véritable chantage de l'Union européenne

SOURCE de l'information : Le Figaro

La potion amère que doit s'infliger la Grèce prévoit des privatisations, une baisse de 22% du salaire minimum. Et l'embauche de nouveaux inspecteurs des impôts pour lutter contre la fraude fiscale.

Pour recevoir une nouvelle aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, le parlement grec doit adopter une nouvelle batterie de mesures de rigueur. Depuis le début de la crise en septembre 2009, l'addition des plans d'austérité que s'inflige Athènes dans l'urgence dépasse les 169 milliards d'euros. Certaines sont nouvelles, d'autres ont déjà été votées mais n'ont pas été appliquées correctement. État des lieux.

Flexibiliser le marché du travail

• Pour enrayer la chute du chômage et améliorer la compétitivité de la Grèce, l'Union européenne et le Fonds monétaire international exigent une baisse de 22% du salaire minimum. Pour les moins de 25 ans, la baisse sera de 32%. Le coût du travail doit baisser, de façon globale, de 15% d'ici 2015.

• Suppression des hausses de salaire automatiques, notamment celles engendrées par l'ancienneté.

Économies dans le budget de l'État

• Réduction des frais de dépense des médicaments, pour 1,076 milliard d'euros. Le système de santé grec est très largement déficitaire, une réforme est en cours depuis 2010.

• Baisse du budget de la Défense de 300 millions d'euros. Les dépenses militaires de la Grèce s'élèvent à 4,03% de la richesse nationale, contre 2,43% pour la France.

• Suppression de 500 postes de maires. Une réforme des collectivités territoriales a été adoptée fin mai 2010 et a déjà permis de réduire d'un quart le coût de l'administration territoriale.

• Réduction de 10% des salaires des fonctionnaires bénéficiant de régimes spéciaux. Dès le printemps 2010, les salariés du public ont subi des baisses de salaire.

• Le gouvernement grec doit encore trouver 300 millions d'euros d'économie. Il s'agit de combler le trou provoqué par l'abandon cette semaine de la baisse de certaines pensions retraites, notamment des plus pauvres.

Renforcer le fisc

• La Grèce doit adopter une réforme d'ampleur des services des impôts. Elle va notamment recruter de nouveaux contrôleurs, multiplier les vérifications fiscales, informatiser son système de collecte. Un plan anti-corruption sera mis en place cette année. La fraude fiscale est estimée à 13 milliards d'euros.

Poursuite du programme de privatisations

• La Grèce doit vendre, durant la première moitié de 2012 quatre entreprises d'État (gaz, eau, jeux, pétrole). Gain attendu: un peu moins de 4,5 milliards d'euros. Le gouvernement a pris du retard sur son plan de privatisation, ne collectant que 1,3 milliard d'euros en 2011, pour un objectif de cinq milliards.

Fonction publique

• Athènes va placer 15.000 fonctionnaires dans une «réserve de main-d'oeuvre». Ils seront payés à 60% de leurs salaires. Une mesure similaire avait été adoptée en octobre dernier, mais mal mise en place d'après les observateurs. En Grèce, un salarié sur cinq est fonctionnaire.

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